By Anarkia333 |
2017
00:52:00

Abus sexuels, violences, guerres ou pressions dans l’environnement familial... : les traumatismes graves n’ont pas seulement des répercussions sur ceux qui les ont vécus, mais affectent également les générations suivantes. Comme les victimes de ces agressions, leurs descendants peuvent développer des symptômes comparables, tels que terreurs inexpliquées, cauchemars, troubles du comportement alimentaire ou maladies psychosomatiques. Mais comment se transmettent ces séquelles, observables jusque dans le cerveau ?

Épigénétique
Si, on le sait, les personnes traumatisées dans l’enfance sont susceptibles de reproduire des maltraitances subies, elles peuvent aussi infliger malgré elles à leurs enfants des interactions plus pauvres, facteurs de carences émotionnelles aux conséquences d’autant plus lourdes que le trauma initial est resté tabou. Mais la transmission pourrait aussi intervenir au niveau épigénétique, notamment lors de la grossesse, car les gamètes transmettraient des caractères acquis, inscrivant durablement les traumas dans les gènes des générations futures. S’appuyant sur les plus récentes recherches, cette enquête plonge dans l’histoire d’individus victimes des traumatismes de leurs ascendants, parfois plusieurs générations avant eux, au cours de conflits passés – de la Première Guerre mondiale à la guerre d'Algérie –, et explore les pistes pour affronter ces drames héréditaires.