By Anarkia333 |
2021
00:52:00

Avec les progrès fulgurants de l'intelligence artificielle, la frontière entre l’homme et la machine ne cesse apparemment de s’estomper. Mais si les universités et instituts de recherche planchent pour construire le meilleur des mondes grâce à cette technologie, son exponentielle puissance pourrait bien engendrer le pire. Dans un marché concurrentiel, dont les enjeux se chiffrent en milliards de dollars, les algorithmes évaluent aujourd’hui nos besoins et désirs. 

L’homme a déjà "perdu" le monopole des émotions et de la créativité : quelque 10 millions d’utilisateurs ont ainsi adopté Replika, l’ami(e) fidèle virtuel(le) "qui se soucie de vous", tandis qu’à Vienne la Symphonie n° 10 de Beethoven, inachevée, vient d’être complétée par l’IA. Le mouvement ou la manipulation d’un objet reste toutefois plus difficile à reproduire. À Atlanta, le laboratoire de robotique de Georgia Tech cherche à résoudre les affres de la vie quotidienne et à répondre, par exemple, aux pénuries de personnel en faisant travailler ensemble hommes et robots. Croisant les cellules souches d'une grenouille avec le "cerveau" d'un algorithme, les chercheurs de l'université Tufts, eux, ont créé un nouveau type de robot biologique, appelé xenobot, qui pourrait demain extraire les microplastiques des océans ou traiter les tumeurs par médicaments de manière ciblée.

Au fil d’une enquête internationale, ce large panorama des recherches en cours montre comment l’intelligence artificielle envahit des domaines dont l’homme pensait conserver jusque-là l’exclusivité. Offrant des perspectives en matière de prédiction, à usage commercial ou encore policier, cette technologie intègre malgré tout aussi nos préjugés. Comment se prémunir de ces dérives et définir des règles éthiques ? Jusqu'où faut-il autoriser la science à réduire le fossé entre homme et machine ? Un tour d’horizon de l’IA et des débats qu’elle suscite.