By Anarkia333 |
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Aksoum ou Axoum (አክሱም, Aksum) est une ville septentrionale d'Éthiopie, dans la province du Tigré. C'est l'un des centres religieux de l'Église éthiopienne orthodoxe.

Aksoum a été le centre de l'Empire aksoumite entre le ier et le vie siècle de notre ère. Le site archéologique où se trouvent les obélisques d'Aksoum a été inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO en 1980. Dans les alentours de la ville se trouvent de nombreux autres sites datés de cette période antique.

(Source: Wikipédia ; sous Licence CC BY-SA 3.0)

Détails - Mégalithe

Les obélisques
Les grandes stèles aksoumites, marquent selon les archéologues l'emplacement des tombeaux des souverains de l'Empire aksoumite. Ils figurent parmi les plus grands monolithes façonnés par l'homme. Le plus grand d'entre eux mesurait 33 mètres de haut, mais s'est peut être écroulé lors de son installation. Le plus grand encore en place de nos jours mesure 23 m.

De nombreux tombeaux ont été fouillés, certains ont été pillés, d’autres épargnés. Leur contenu est conservé dans les musées archéologiques d’Aksoum et d’Addis-Abeba.

L'un des obélisques d'Aksoum a été emmené en 1937 en Italie, après l'occupation de l'Éthiopie par les armées de Mussolini. Il a été érigé non loin du Circus Maximus, à Rome, devant le bâtiment qui abritait le ministère de l'Afrique italienne jusqu'en 1945 et qui est devenu en 1951 le siège de la FAO.

Dès 1947, l'Italie s'est engagée à le restituer, mais cette restitution n'a finalement lieu qu'en 2005. Transporté en trois morceaux, le monolithe démembré a retrouvé son emplacement à Aksoum en août 2008.

Lors de la préparation de l'aire qui l'accueille désormais, d'importantes découvertes archéologiques ont été faites. Selon les experts, il s’agit d’une nécropole royale de différentes dynasties pré-chrétiennes, qui se prolonge bien au-delà des limites actuelles de la zone archéologique. Des fouilles pourraient permettre la mise au jour d'éléments d’un intérêt historique majeur.

Cité antique de May Hedja
C'est le lieu des célèbres obélisques situé en bordure de la ville. La zone comporte principalement des tombeaux et des stèles. De différentes tailles, monolithiques, quadrangulaires, parfois sculptées, les stèles sont taillées dans de la néphélinite à phonolite, une roche gris-bleu ou dans d'autres basaltes. Ces roches proviennent de la carrière de Gobedra distante de 5 km.

Deux cents stèles et obélisques ont été mis au jour.

  • Le plus imposant - qui gît brisé en morceaux - représente une maison de 13 étages, sculptée sur ses quatre faces. Longue de 33 m, sa base mesure 3,80 m par 2,35 m. Son poids est estimé à 600 t.
  • L'obélisque d'Aksoum de 26 m restitué par l'Italie est le second par la taille.
  • Le 3e est la stèle du roi Ezana avec 24 m. Haute de neuf étages, elle est sculpté sur trois côtés.
  • Au pieds de ces monolithes, la dalle de Néfas Mucha "le lieu du vent" (poids estimé à 350 t) est le plafond d'une salle souterraine, sans doute un tombeau.

En face de May Hedja, l'église moderne Sainte-Marie-de-Sion et le monastère sont regroupés dans une enceinte qui contient également des piliers et douze sièges de pierre ; le Ménagésha, lieu du couronnement royal et des conseils et assemblées de justice. S'y trouvent également les ruines de la basilique initiale de Maryam Sion, premier édifice chrétien éthiopien érigée vers 321, sous le règne d'Ezana.

La structure surnommée "monastère" ou chapelle, édifiée sous Fasilidas en 1662, restaurée sous Menelik, est interdite aux femmes. Elle est décorée de peintures et renferme le trésor : couronnes impériales, vêtements royaux et religieux, croix et tambours. Dans une cache secrète dormirait l'Arche d'alliance qui contient les Tables de la Loi, jamais exposées mais dont l'existence n'est mise en doute par aucun croyant de l'église orthodoxe éthiopienne.

L'obélisque d'Aksoum - 26m - 160T

L'Obélisque d'Aksoum est une stèle du ive siècle en granit d'un poids de 160 tonnes de la ville d'Aksoum en Éthiopie.

Elle est ornée de deux fausse portes à sa base et de formes ressemblant à des fenêtres sur chacune de ses faces. Le sommet de l'obélisque se termine sous une forme semi-circulaire qui était couverte de métal.

Histoire
Après sa conquête de l'Empire éthiopien en 1937, Benito Mussolini ordonne d'apporter en Italie l'un des obélisques qui ornaient Axoum. L'obélisque, alors brisé en cinq morceaux depuis sa chute vers le viiie siècle, est remonté à Rome et placé devant le bâtiment abritant le ministère de l'Afrique, qui deviendra ultérieurement le siège de l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO). D’après les accords signés en 1947 entre l’Éthiopie et l'Italie, l'obélisque aurait dû être restitué, mais malgré plusieurs demandes de restitutions notamment par l'empereur Haïlé Sélassié Ier, il demeure à Rome. Le débat ressurgit en 2002 à la faveur d'un orage qui abîme le sommet de l'obélisque et aboutit à une décision de retour en 2005. La stèle (hawult) réinstallée est inaugurée en septembre 2008.

L'obélisque d'Ezana - 24m

La stèle d'Ezana est un monument d'Aksoum, en Éthiopie.

Description
La stèle d'Ezana est érigée dans le champ de stèles, un site archéologique du nord d'Aksoum, ville de la région du Tigré dans le nord de l'Éthiopie. Il s'agit d'un monument en pierre de 24 m de hauteur comportant neuf niveaux, terminé à son sommet par une forme semi-circulaire. Elle est décorée par une fausse porte à sa base et par des ouverture ressemblant à des fenêtres sur ses côtés, détail architectural laissant apparaître une poutre à chaque angle connu sous l'appellation "à tête de singe". La stèle repose sur un soubassement à degrés.

La stèle est parfois appelée « obélisque », par similarité avec les monuments d'Égypte antique. Ceux-ci diffèrent toutefois par leur forme quadrangulaire terminée par un pyramidion.

La stèle d'Ezana est la troisième plus grande stèle du site. La Grande stèle, mesurant 33 m de haut, s'est effondrée et gît en morceaux. L'obélisque d'Aksoum, 26 m de haut, est érigée à la droite de la stèle d'Ezana depuis son retour en Éthiopie en 2008. Le site comporte plusieurs centaines de stèles plus petites et moins ornées.

Histoire
Le monument est érigé au ive siècle par le royaume d'Aksoum, ancien État centré sur les plateaux d'Éthiopie et Érythrée qui s'est développé entre le ive siècle av. J.-C. et le xe siècle. Jusqu'au ive siècle, Aksoum construit de nombreuses stèles dont l'utilité n'est pas connue. On pense qu'il s'agit de marqueurs pour des tombes souterraines, les plus grandes stèles, décorées de fausses portes et de fausses fenêtres sur plusieurs niveaux, étant réservées aux tombes royales.

La stèle d'Ezana est probablement la dernière à avoir été érigée. L'usage est abandonné lors de l'adoption du christianisme par le royaume sous le règne d'Ezana (v. 325-356). Il s'agit également de la plus grande à être parvenue intacte jusqu'à notre époque : Aksoum est une zone fortement sismique et si l'obélisque d'Aksoum est plus grande, elle gisait en morceaux avant d'être déplacée et reconstruite à Rome en 1937, puis rapatriée en Éthiopie en 2008. Quant à la Grande stèle, elle s'est possiblement effondrée peu après son érection et n'a jamais été reconstruite.

En 2007-2008, à l'occasion du retour de l'obélisque d'Aksoum, la stèle d'Ezana est structurellement consolidée.

 

Sources - Mégalithe

 


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