Psychologie de l'ame - 2014

Categorie Canalisation 1
Date
2014
Niveau Canalisation
1
Pages
21
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Illusions et créations - 22 février 2014

 

Salutations à tous, 

Me revoilà en ce début d’année pour partager avec vous un nouveau volet des éclairages qu’il m’est donné de comprendre en lien avec l’évolution de l’Âme dans la matière, et plus particulièrement avec sa dimension créatrice. Plus j’avance sur mon chemin personnel, plus je réalise que les ouvertures que mon parcours spirituel me procure renferment aussi des pièges que les «non spirituels» ne rencontrent pas. 

L’un de ces principaux pièges concerne le pouvoir créateur que nous avons tous. S’il est vrai que nous sommes des dieux créateurs «encapsulés» dans un corps de matière, pourquoi est-ce que nos vies ne sont pas plus idylliques et paradisiaques? Pourquoi vivons-nous tant de défis? Par nos pensées, ne devrions-nous pas pouvoir tout modeler à l’image de nos plus grands idéaux, et ce dans l’immédiat? Permettez-moi aujourd’hui de partager avec vous mes réflexions sur ce sujet sensible et si important. 

«Agir comme si tout dépendait de l’homme, et croire comme si tout dépendait de Dieu». Voilà l’une des citations les plus populaires de monde spirituel. Mais que veut-elle dire exactement? Si nous en comprenons aisément les grandes lignes, comment est-ce que les subtilités de ce principe de cocréation avec le divin en nous se présentent concrètement dans nos vies? 

Incarnations passées 
Dans mes plus récentes incarnations, ou du moins la dernière, je n’avais pas la vision spirituelle que j’ai aujourd’hui. Je ne comprenais pas que la matière représentait la partie visible d’un Univers plus subtil. Pour moi, elle était la seule réalité qui existait. Quand je me connecte à cette incarnation, je perçois les idéaux auxquels je croyais et toutes mes actions visaient à les concrétiser. Et puisque je ne comprenais pas le principe de cocréation avec l’Esprit, j’agissais vraiment «comme si tout dépendait de moi». 

Ce que je retiens de cette incarnation est que plus je gagnais en confiance en moi (nous nommons cela la maturité), plus il m’était facile de créer. J’entreprenais des projets et ils se réalisaient de plus en plus facilement. Pourtant, je ne comprenais rien aux lois universelles, mais je les appliquais tout de même à ma réalité. 

Je comprends aussi que l’Univers résonne à la valeur que nous nous accordons, ce que nous percevons de nous-mêmes, beaucoup plus qu’à l’insistance de nos intentions. Plus une personne se reconnaît, plus elle proclame aux yeux de l’Univers sa légitimité à créer, et plus celui-ci répond à l’intention projetée. En parallèle, si un Être insiste pour manifester ceci ou cela tout en se considérant inapte à le recevoir, l’Univers répondra à cette émanation en amplifiant l’inaptitude, au lieu de l’intention créatrice. En fait, l’intention sera reçue, mais elle sera enveloppée d’une autre intention sous-jacente reliée à l’invalidité de recevoir le fruit de sa création. Cette «confusion» dans l’émanation réduira le signal émis et l’Être ne comprendra pas pourquoi la réponse semblera soit tarder ou revenir à lui dans une forme distorsionnée. 

Interventions des Guides 
À une époque, nos Guides spirituels personnels avaient l’autorisation de notre Âme d’intervenir pour atténuer nos créations inconscientes douloureuses, afin de faciliter notre évolution. Les Guides ajoutaient une dose de légèreté à nos émanations plus sombres, afin d’en réduire la portée négative dans nos vies. Autrement, notre passage dans l’oubli aurait été encore plus intense. Si toutes nos pensées collectives de destruction (et d’autodestruction) avaient été manifestées, notre monde entier n’existerait plus. 

Le passage de 2012 a marqué notre entrée dans les mondes d’amour, de lumière et de conscience. Si nous n’y sommes pas encore ancrés, nous avons bel et bien franchi le premier portail. Pour habiter ces mondes, chaque Être qui y pénètre doit devenir souverain et responsable de ses émanations. Dans la 5 e dimension, personne n’est encadré et pris en charge, car tous comprennent le pouvoir qui les habite. Pour passer d’un monde où nous sommes «soutenus pour atténuer l’impact de nos émanations plus sombres» à un monde où nous devenons maîtres et responsables de toutes nos créations, des étapes doivent être franchies. 

Symboliquement, le 21 décembre 2012 a tracé la ligne du passage du flambeau entre la prise en charge et la responsabilisation. Même si nous continuons à nous percevoir petit, nous ne sommes plus infantilisés. Aux yeux de l’Univers, nous avons les pleins pouvoirs de notre essence, et c’est à nous d’en découvrir la portée et de l’assumer. 

Tout comme l’amour bienveillant d’un parent qui sait que son enfant est prêt à franchir une prochaine étape de son autonomie, l’Univers nous pousse amoureusement à être responsables de nos émanations. Il sait qui nous sommes et sa principale collaboration est de nous amener à le découvrir. C’est pourquoi nos pensées ne sont plus atténuées de l’extérieur, car ainsi, nous pouvons mieux les contempler et voir le fruit de nos créations conscientes et inconscientes. 

L’Univers n’a pas pour rôle de nous prendre en pitié ni de nous sauver. Personne d’autre que nous ne peut marcher notre chemin. Tout dans l’Univers nous pousse vers notre maîtrise, que nous le voulions ou non. Afin de nous forcer à reprendre le pouvoir sur nos pensées, croyances et émanations, l’Univers manifeste concrètement ce que nous projetons de nous vers l’extérieur. 

L’acharnement 
Dans ma pratique d’accompagnement individuel, je vois souvent des gens qui s’acharnent et qui insistent. Ils se disent «après tout ce que j’ai fait, je mérite d’obtenir ce que je veux, ce dont j’ai besoin». Mais l’Univers ne répond pas à la supplication, pas plus qu’à la sensation de mériter quelque chose. 

Nous connaissons tous des gens qui, selon nos principes, «ne méritent pas» ce qu’ils ont. Et pourtant, ils en sont les légitimes propriétaires. Si l’Univers évaluait les bénéficiaires de l’abondance selon des principes d’efforts et de mérites, il y aurait une redistribution différente de l’abondance et des ressources planétaires. Et pourtant, ce n’est pas notre réalité collective. 

Les jugements de valeur appartiennent aux humains. Pour l’Univers, il n’y a que la sensation de légitimité et la reconnaissance de soi qui compte. Les grands tyrans de notre monde ont du pouvoir parce qu’ils se sentent légitimes à agir comme ils le font et qu’ils se reconnaissent. Ils croient en leur vision du monde. 

Cela ne les exclut pas des principes karmiques qui régissent notre dimension, car s’ils profitent de la vulnérabilité des autres, ils seront un jour amenés à vivre l’expérience inverse pour retrouver l’humilité et la compassion nécessaire à l’évolution de leur Âme. Mais comprenons ensemble que les principes de manifestation s’opèreront tout de même, que la compassion soit présente en eux ou non. 

En des termes simples, l’évolution dans la matière consiste à se reconnaitre légitime à proclamer son alliance universelle et à ancrer sur Terre ses plus grands idéaux. Et plus un être se laisse toucher par l’amour en lui-même, plus il se sentira lié aux autres formes de vie qui l’entourent et il cherchera à extérioriser cet amour. Il voudra alors ancrer les expressions toujours plus lumineuses de son Âme. 

Amener l’entièreté de ce que nous sommes sur Terre, dans la matière, voilà l’ultime accomplissement de notre voyage dans l’oubli. Le message Les aventuriers de l’amour diffusé sur mon site le 8 mai 2010 présente ce concept. 

Les pièges 
Maintenant que ces fondements sont présentés, revenons aux pièges qui se présentent aux êtres conscients qui comprennent, du moins intellectuellement, les principes universels de manifestation. Je vous disais un peu plus tôt que dans ma dernière incarnation, je ne comprenais rien aux concepts de création et pourtant, les portes s’ouvraient devant moi. 

Je dois admettre bien humblement que certains changements que j’aimerais apporter à ma vie actuelle me sont plus difficiles. Si je vous partage cet enseignement aujourd’hui, c’est aussi beaucoup pour me le rappeler, car les leçons que j’ai reçues mettent du temps à s’ancrer en moi. Comme je suis un enseignant, j’intègre ce que je partage, et je partage ce que j’intègre. J’espère donc en inspirer d’autres qui se reconnaîtront aussi dans mon expérience. 

Un voyage surprenant 
En 2010, je suis allé en Australie faire un voyage dans une «quête de vision». J’avais reçu des informations qui me suggéraient de m’y rendre, et le jour où j’ai pu établir un contact avec un couple résidant en banlieue de Melbourne, je me suis envolé pour ce pays de cartes postales et de «sagesses ancestrales». 

Durant ma préparation, plusieurs amis psychiques m’ont partagé ce qu’ils voyaient de ce voyage mystérieux et je prenais note de «tous ces gens que j’allais rencontrer» et qui devaient marquer mon passage. N’écoutant que mon courage, je suis parti pour me connecter à ce qui devait être mon «chemin de vie». 

À lui seul, ce voyage de 5 semaines mériterait d’être décrit dans un livre tout entier. J’y ai vécu des expériences d’une complexité sans précédent, alors qu’à chacune des étapes de mon voyage en solitaire, je me croyais «testé» par l’Univers. Je me disais qu’à travers les défis que l’on me présentait, l’on voulait probablement évaluer ma détermination à avancer, et que bientôt, tout allait se déployer lumineusement. Voici quelques anecdotes que j’y ai vécues. 

Une rencontre interrompue 
Je me suis rendu à un centre de méditation pour rencontrer des gens et partager la raison d’être de ma venue en Australie. Je leur disais que j’étais en «quête de vision» et que mon but était de rencontrer des collaborateurs potentiels à un projet qui m’était complètement inconnu. Je me disais que des gens allaient certainement «allumer» et me mettre en contact avec «les bonnes personnes». 

L’on m’a alors mis en lien avec une dame qui animait un groupe de méditation chez elle. Nous sommes allés manger ensemble et après la rencontre, elle m’invitait à passer quelques jours dans son lieu de vie, en attendant de «voir la suite». J’ai accepté avec un certain questionnement son invitation, me disant que même si je ne ressentais pas une grande joie à être avec elle, je rencontrerais possiblement quelqu’un de son groupe de méditation avec qui j’allais résonner davantage. Ce groupe devait se rejoindre chez elle le soir même. 

Je suis arrivé dans son village vers 13h et elle est venue me saluer au café du coin, alors que je m’affairais à lire mes courriels avant de me rendre chez elle. Elle me mentionne alors qu’elle repasserait me prendre un peu plus tard. Dans l’intervalle, avant qu’elle ne revienne me chercher, sa fille l’a appelée pour lui annoncer qu’elle quittait son mari qui la battait depuis plusieurs années et qu’elle avait besoin d’un lieu de vie intermédiaire de toute urgence. Et cela s’est produit au moment précis où une fenêtre d’opportunité s’était ouverte devant moi. Tout a alors été annulé, je ne pouvais plus aller chez elle. 

J’avais déjà fait mes adieux aux gens qui m’avaient si gentiment accueilli au départ à Melbourne. Ces êtres, qui ont été de véritables anges pour moi dans ce voyage, m’ont offert de revenir chez eux, et j’y suis retourné, dans une grande incompréhension de ce qui m’arrivait. Je me disais alors que j’étais testé, que l’on voulait voir ma détermination à avancer sur mon chemin. Mais vous conviendrez avec moi que la «coïncidence» était on ne peut plus étonnante. 

Une fête tardive 
Quelques jours après, toujours dans ma tentative de rencontrer «les bonnes personnes», j’ai décidé d’aller dormir dans une auberge de jeunesse près de la mer. Je voulais me rapprocher de la ville, en espérant y faire de nouveaux contacts. À mon arrivée, le gîte était complet, mais j’ai été redirigé vers un autre un peu plus loin où il y avait encore de la place. J’y ai réservé une chambre seule, et vers minuit, alors que je venais de m’endormir, une musique rock d’un volume extrême (le qualificatif est encore trop faible) s’est fait entendre dans la chambre. La source sonore était située juste en dessous de mon lit. 

Je me suis alors dirigé vers l’accueil pour questionner, et l’on m’a dit qu’on ne comprenait pas ce qui se produisait, que c’était une situation anormale, mais ils ne savaient pas quoi faire pour corriger le tout. Je suis sorti à l’extérieur pour vérifier et je me suis rendu compte que ma chambre était située juste au-dessus d’un bar où un groupe de musique rock y jouait live. Je ne me sentais évidemment pas l’élan de tenter de briser la fête et je suis parti méditer près de la mer, loin de tout ce bruit excessif. Ce n’est que vers 4h du matin que j’ai pu revenir à la chambre, alors que la fête venait de se terminer. 

À mon réveil de cette nuit absolument pas reposante, je suis allé voir le gérant de jour pour demander une explication et une compensation financière (que j’ai obtenue). Il m’a alors expliqué qu’une fois par année – oui oui une seule fois dans l’année, et c’était ce soir-là –, pendant une fête fériée de Melbourne, le bar obtenait un permis spécial de la ville pour faire venir un groupe de musique live. 

Sur 365 jours possibles, je suis tombé sur LA soirée où la fête se déroulait. Comme cet événement n’avait pas lieu systématiquement aux mêmes dates, les responsables du gîte l’ont appris en même temps que moi ce soir-là. 

La traversée du désert 
Je ne compte plus les anecdotes de la sorte, plus improbables les unes que les autres, qui me sont arrivées durant ce voyage. Toujours dans l’espoir de marcher concrètement sur le chemin qu’il m’avait été donné de ressentir, j’avançais d’une expérience à l’autre, convaincu que «bientôt» tout allait s’améliorer. Je me suis rendu jusqu’au centre du désert australien pour réaliser l’étendue de mes illusions. Une fois «au bout du monde», le plus loin que je pouvais aller, j’ai constaté l’ampleur de mon mirage et j’ai pleuré toutes les larmes de mon corps. En trois jours, je crois que j’ai pleuré autant qu’en 40 années de vie réunies. 

À la fin de mon constat d’échec, alors que je me sentais complètement anéanti, humilié d’avoir raté ma vie (c’est ainsi que je me sentais) et de m’être tant illusionné, une énergie d’une intensité sans précédent s’est mise à envahir mon corps. Une phrase a alors pénétré mon esprit : «aller si loin pour revenir en soi». Le lendemain, je revenais au Canada et je déménageais la semaine suivante dans la campagne. 

Les leçons de ce voyage ont été majeures pour moi, et encore aujourd’hui, j’en intègre des aspects. Et l’un de ceux-ci est relié à l’illusion de la manifestation. Le principal enseignement de cette expérience est que j’ai cherché à reproduire les visions reçues extérieurement, au lieu de créer mon chemin à partir de l’intérieur. 

Beaucoup d’êtres psychiques et spirituels entretiennent une illusion commune qui les amène à imaginer que parce qu’il existe un grand plan à tout, que leur Âme sait ce qu’il y a de mieux pour eux, ils n’ont pas à «agir comme si tout dépendait d’eux». Ils n’ont qu’à avancer avec confiance, et l’Univers s’occupera de tout. Ce principe est vrai, mais il ouvre aussi la porte à de grandes interprétations. 

Le Maître 
Quand le Maître Jésus manifestait dans la matière, il utilisait son propre pouvoir créateur pour «créer un moule», un réceptacle, et permettre à l’Univers de le «remplir». Il ne disait pas «l’Univers sait ce qu’il y a de mieux, alors j’ai confiance que la magie se produira». Il était l’incarnation même de cette magie. Il utilisait l’énergie de vie de ses entrailles (la dimension féminine en chacun de nous, énergie localisée au niveau du hara, sous le nombril) pour l’extérioriser et créer instantanément, au moment présent, l’objet de ses intentions les plus pures. 

S’il n’avait fait que supplier l’Univers de créer la magie, celle-ci aurait été extérieure à lui et rien ne se serait produit. Il faisait partie du résultat, il incarnait la solution, il devenait l’Univers. Par son exemple - ainsi que celui de tous les Maîtres qui ont marché sur notre planète – il a voulu nous rappeler ce que nous avions oublié. 

Un prix de présence 
En 1996, j’ai vécu une expérience intense de manifestation. J’ai participé à un tournoi de golf organisé par mon travail. Des prix de présence étaient offerts à tous dès notre arrivée, et l’un de ces cadeaux était 1 chance sur 15 de gagner un voyage dans le Sud. C’est ce que j’ai pigé. 

Dès que j’ai réalisé que je pourrais vendre ce voyage et utiliser l’argent pour concrétiser un rêve personnel que j’avais à cette époque, je me suis mis à sentir que je gagnerais. Je me suis approprié énergétiquement le voyage. Je n’ai pas prié ni supplié, j’ai «choisi» de le gagner. 

Le soir du tirage, alors que tous les gagnants potentiels étaient invités à venir au centre de la pièce, une pige d’élimination était effectuée. Tous les autres étaient soutenus par leurs amis et ensemble, ils «voulaient très fort» gagner le voyage. De mon côté, je me suis fermé les yeux et je me suis mis à ressentir intérieurement le voyage. Je me voyais aller chercher mon prix. Je ressentais l’énergie qui s’amplifiait de plus en plus à partir de mes entrailles et à chaque inspiration, mon rythme vibratoire s’élevait. Je faisais partie de l’expérience, elle n’était pas séparée de moi. 

Jamais je n’ai supplié ni prié qui que ce soit dans le but de gagner. Je faisais partie de la solution, j’incarnais l’énergie du gain dans toutes mes cellules. Je prenais l’énergie de vie de mes entrailles et je la dirigeais vers le voyage, comme si tout partait de moi, comme si tout était déjà accompli en moi. Symboliquement, je créais le moule et je collaborais avec l’Univers pour qu’il vienne le remplir. 

Le résultat 
J’ai gagné le voyage. Je ne le méritais pas plus qu’un autre. J’ai proclamé ma légitimité à le recevoir et je suis devenu le canal par lequel l’Univers pouvait circuler vers la matière. 

Je sais aujourd’hui que si j’avais rencontré un médium cet après-midi-là et qu’il m’avait annoncé que j’allais gagner le voyage en soirée, rien de tout cela ne se serait produit. J’aurais imaginé que tout était déjà manifesté dans l’Univers, que c’était déjà «écrit dans le ciel», et qu’il ne me restait plus qu’à aller cueillir mon prix en soirée. J’aurais alors été séparé du résultat, au lieu d’en faire partie, et la manifestation serait restée éthérée. Ne connaissant pas la finalité, j’ai choisi une direction et je l’ai totalement assumée. Je suis devenu la solution. 

Si je vous raconte cette anecdote, ce n’est évidemment pas pour pavaner mes réussites, car elles sont de toute manière accompagnées de tout autant d’impasses. Mais je souhaite vous présenter ici ma compréhension des principes de manifestation. 

Un être qui n’a pas la foi en lui-même pourra difficilement cocréer avec l’Univers, car s’il ne se reconnaît pas, il ne se sentira pas légitime à accueillir la concrétisation de ses intentions (qu’il soit ou non conscient des principes universels). En parallèle, un Être qui a la foi mais qui considère que tout part de l’Univers ne pourra pas non plus cocréer, car il n’accomplira pas sa part du mandat de création. Sa vision de la vie sera d’imaginer qu’un plan plus grand que lui existe et qu’il doit le trouver, au lieu de le créer. Il attendra de l’extérieur les signes qui lui indiqueront la voie, jusqu’à ce qu’il arrive au bout de son illusion. 

La maîtrise se situe dans l’intégration de ces deux réalités. La vérité est entre les deux. «Agir comme si tout dépendait de nous (concrètement et énergétiquement), et croire comme si tout dépendait de Dieu». 

La peur de se tromper 
C’est souvent la peur de se tromper qui amène les spiritualistes à retenir l’expression de ce qu’ils sont, de ce qu’ils souhaitent réellement. Ils se disent que puisque l’Univers sait ce qu’il y a de mieux pour eux, ils doivent trouver ce qui a spécialement été conçu à leur attention, comme si la vie était une course au trésor dont le but était de trouver les indices extérieurs qui nous conduisent à notre idéal. 

Plusieurs s’imaginent que s’ils orientent trop précisément leurs intentions, ils risquent de rater cet idéal qui a été concocté spécifiquement pour eux. Ils cherchent alors extérieurement ce qui devrait naturellement provenir de l’intérieur. 

La vie présente certes des indices, nous faisant vivre des expériences pour que nous réalisions graduellement ce que nous aimons vraiment. Mais si nous ne nous approprions pas ce vécu, si nous ne choisissons pas à un moment précis d’orienter la vie dans la direction de nos plus grands idéaux, au risque de nous tromper, alors rien ne se produira, et nous attendrons. Nous chercherons les indications extérieures, alors que la vérité se situe en nous. C’est l’intérieur qui crée notre réalité extérieure, jamais l’inverse. Tout le reste n’est qu’une illusion. 

C’est avec beaucoup d’humilité que je vous partage cela, car tout ce que j’écris ici correspond à mon apprentissage du moment. J’ai besoin de vous le partager pour l’ancrer profondément en moi, pour me rappeler que JE SUIS la solution à toute chose. Un JE qui n’est évidemment pas relié à ma personnalité, mais qui comprend et admet que je suis responsable de créer le moule de la vie, pour permettre à l’Univers de le remplir. 

Un gâteau aux fraises 
J’aime imaginer la cocréation comme la concoction d’un gâteau. J’aimerais qu’il soit aux fraises, mais je ne connais pas la recette idéale. Je suis responsable de trouver le moule pour recevoir les ingrédients et j’oriente la recherche autour du thème «gâteau aux fraises» (orientation première). La vie se chargera ensuite de trouver la recette parfaite, celle qui répondra le mieux à mes idéaux, au-delà de ma conception humaine. Je suis ouvert qu’elle pourrait être très différente de ce que j’ai imaginé au départ, car il est vrai que l’Univers connait mes goûts encore mieux que moi-même. Je reste donc flexible quant à la forme qui me sera présentée, tout en comprenant que c’est le moule que je fournis au départ qui permettra au gâteau de prendre forme. Sans lui, la recette restera un concept, une idée éthérée. 

Beaucoup de gens hésitent à créer ce moule, car ils ne savent pas ce qu’ils veulent et ils ont peur de se tromper. Même si l’Univers sait ce qui est bon pour nous, son rôle n’est pas de nous infantiliser en accomplissant les choses à notre place. Il nous aide à découvrir et intégrer ce que nous sommes vraiment pour qu’ensuite, nous puissions ensemble le manifester à l’extérieur. C’est cela la véritable relation avec le divin; assumer notre rôle dans la cocréation. 

Et lorsque nous avançons sans attente, nous nous ouvrons à accueillir un idéal toujours plus grand que nous ne pourrions imaginer au départ. Cela demande à la fois une flexibilité et un lâcher-prise, car le «comment» ne nous appartient pas. 

Extérioriser mon énergie 
Ma compréhension de «agir comme si tout dépendait de nous» consiste bien sûr à ouvrir les portes quand elles se présentent. Mais c’est aussi de participer à la création en acceptant d’extérioriser mon énergie de vie dans la direction de mes idéaux. Pour ce faire, je ne peux éviter l’étape de me questionner profondément sur qui je suis, sur ma nature, mes talents, ce que j’aime et ce que je souhaite offrir au monde qui m’entoure. La découverte de soi est au cœur de tout parcours spirituel, car c’est ce qui nous permet de créer le monde à notre image. Quelle image? Celle qui nous est inspirée de l’intérieur vers l’extérieur. 

L’illusion que j’ai rencontrée en Australie concerne le fait qu’au lieu de m’approprier mes élans et de définir mes idéaux, j’ai cherché à faire cadrer ma réalité extérieure – que je croyais «déjà écrite» - aux informations que j’avais reçues. Au lieu de me demander ce que j’avais envie de créer, j’ouvrais très grand les yeux pour tenter de percevoir l’indication que l’Univers, séparé de moi, voulait me montrer. D’une illusion à l’autre, je me suis essoufflé, jusqu’au point de ne plus pouvoir avancer. 

J’ai laissé mes illusions dans le désert australien, mais elles me rattrapent encore parfois, souvent. Par cet écrit, je souhaite que vous soyez témoins de mon engagement à me souvenir que je fais partie de toutes les solutions que j’appelle à moi, tout comme vous êtes au cœur de vos propres créations. Vous n’en êtes jamais séparés. 

Être à la «bonne place» 
Je ne retournerais pas en arrière à une époque où je croyais que seul le visible existait. Mais en même temps, j’envie parfois les gens qui ne croient pas à un grand plan parallèle. Ils ne se questionnent jamais à savoir s’ils sont à la bonne place, car pour eux, la «bonne place» est toujours où ils sont. Je ne dis pas qu’ils sont plus heureux, mais ce ne sont pas eux qui stagnent le plus sur leur chemin de vie. Ils ne questionnent pas leurs choix, ils marchent sur leur chemin en tentant de se découvrir intérieurement. Peut-être que la réponse qu’ils trouvent à «qui suis-je» nous paraîtrait incomplète, mais pour eux, elle leur suffit à définir la direction et ils avancent. 

En parallèle, les êtres spirituels comprennent qu’il existe un grand plan et plusieurs cherchent à le rencontrer à l’extérieur d’eux. «Qu’est-ce que l’Univers attend de moi» est une question si souvent posée. L’Univers n’attend rien de nous. IL EST. Pour être à son image, SOYONS nous aussi. 

La page blanche 
J’ai toujours aimé l’image d’une page informatique en format Word pour représenter la manifestation. Dès que j’ouvre le programme, la page qui m’apparaît est blanche et tous les mots potentiels qui peuvent y être écrits existent simultanément. Mais si je clique au centre de la page avec ma souris, mon curseur reviendra au début. Tant et aussi longtemps que je n’aurai pas «ouvert l’espace» en appuyant sur enter, je ne pourrai pas avancer dans la page. 

Pour moi, la cocréation suit ce même principe. Toutes les réalités existent en potentiel à chaque instant. Mais cet énoncé ne suffit pas à les manifester. Pour que les mots puissent s’écrire, je dois créer l’espace pour les recevoir. J’ai une vue d’ensemble de ce que je souhaite composer, et je sais que l’inspiration détaillée viendra au fur et à mesure que j’avancerai. Le texte final sera possiblement très éloigné de ce que j’imaginais au départ, mais il sera parfait et totalement adapté à l’intention originale. 

Merci d’être là et de vous laisser toucher par l’amour, qui prend plusieurs formes. 

Salutations à tous 

Simon Leclerc
… au service de la Grande Fraternité Humaine et Universelle


La trinité créatrice - 18 avril 2014

 

Salutations à tous, 

Me revoilà aujourd’hui pour partager avec vous des clés de manifestation qu’il m’a été donné de comprendre sur mon propre chemin de vie. En cette période pascale, je ressens l’élan profond de vous présenter ces éclairages, afin de participer à ma manière à aider les gens autour de moi (et via le site Internet) à retrouver davantage de leur pouvoir de création. 

Au niveau des défis que nous vivons dans l’incarnation et des objectifs que nous nous fixons pour les transformer et améliorer notre vie, «retrouver son pouvoir de création» demeure au cœur des préoccupations de chacun. Ne serait-ce que pour créer dans sa vie les conditions idéales afin d’expérimenter concrètement son idéal amoureux (en nous et autour de nous). 

Créer sa vie 
Le pouvoir de créer sa vie à l’image de ses plus grands idéaux est l’ultime concrétisation d’une vie, car il représente l’amour en mouvement, ce que certains nomment le «Verbe créateur». C’est l’énergie qui se cache derrière toute chose visible et invisible. L’amour deviendra alors matière à travers nous, et c’est l’expérience que nous recherchons tous, consciemment ou inconsciemment. 

Sur le parcours vers la maîtrise, chacun recherche la joie profonde. Et c’est précisément cette énergie «amour» qui circule en nous qui l’apportera. Tout le reste est illusoire et impermanent, car il est extérieur à nous. 

De l’intérieur vers l’extérieur 
Pour manifester cette énergie créatrice dans la matière, il faut d’abord comprendre qu’elle part de nous, de l’intérieur vers l’extérieur. Ce n’est pas une énergie qui transite à travers nous, elle provient de nous. Elle fait partie de ce que nous sommes, comme le sang qui coule dans nos veines. 

Je vois souvent des gens chercher à s’ancrer à la terre quand ils souhaitent créer leurs idéaux. Mais l’énergie créatrice prend sa source au cœur de notre être, au niveau du Hara (centre d’énergie situé sous le nombril). C’est de là qu’émergent toutes nos créations. Il est certes important d’être bien dans son corps pour créer, et pour ce faire, l’union à l’énergie de la Terre est plus que souhaitée. Mais une fois bien ancré à son corps, il faut oublier les racines et se concentrer sur son essence intérieure. 

S’enraciner 
Si vous voulez vous assurer d’être bien enraciné dans votre corps physique, imaginez un mouvement circulaire en forme de 8 qui unit votre Hara au soleil du centre de la Terre. Imaginez que le sommet du 8 touche à votre Hara et la base est reliée au soleil de la Terre. Imaginez ensuite le point de jonction du 8 (l’intersection au centre) localisé à vos pieds. Déposez cette forme géométrique sur votre corps dans un mouvement continu et circulaire, et maintenez-la en place quelques instants, jusqu’à ce que vous ressentiez bien le bas de votre corps. 

Rappelez-vous qu’il est impossible d’être trop dans son corps. On peut l’être un peu, pas du tout, beaucoup ou totalement, mais jamais trop. Le Maître est celui qui a amené la totalité de ce qu’il est dans le corps physique. C’est le but de l’incarnation. 

Le centre de l’Univers 
Donc une fois bien enraciné dans son corps, je propose d’oublier les ancrages et d’imaginer plutôt que nous devenons le centre de l’Univers, le temps de vivre l’expérience créatrice. Cette recommandation pourrait suggérer une forme de nombrilisme, mais au contraire, elle reconnait plutôt la souveraineté de chaque Être, puisque chacun est responsable de créer sa vie à son image. En d’autres termes, personne ne peut nous sauver, nous nous sauvons nous-mêmes. 

Lorsque tous les humains auront compris ce principe, tous auront envie de participer à la société qui les entoure en offrant aux autres le meilleur de ce qu’ils découvriront d’eux. Lorsque chacun reconnaît qu’il est le centre de son propre univers, il comprend qu’il ne peut rien attendre de l’extérieur. Tout doit d’abord être autorisé et imaginé à l’intérieur, avant de prendre forme concrètement dans la matière. 

L’Âme et l’Esprit 
Comprenons maintenant le rôle que les dimensions Âme et Esprit jouent dans la création. L’Âme est associée à l’énergie créatrice en nous, l’amour, et l’Esprit est la dimension consciente de cette énergie de vie. C’est lui qui oriente l’énergie dans la direction de nos plus grands idéaux. À la lumière de cet exposé, nous pourrions imaginer que l’Âme et l’Esprit dirigent notre vie et que nous n’avons qu’à nous abandonner à leur volonté pour vivre notre idéal. Et pourtant, ils ne peuvent rien faire sans notre participation concrète. 

L’Âme et l’Esprit cherchent à s’ancrer dans le corps physique avec toujours plus d’intensité. Tel que mentionné, cela est précisément le but de notre parcours terrestre, soit «amener sur terre la totalité de ce que nous sommes». Nous pourrions donc imaginer que l’Âme et l’Esprit s’occupent du chemin et nous ouvrent la voie. Mais en vérité, leur rôle n’est pas de décider à notre place, ils cherchent plutôt à éveiller en nous la vérité de ce que nous sommes, afin de nous amener à vivre notre vie humaine à l’image de ce que nous découvrons de nous-mêmes. Ils cherchent à nous amener à faire des choix toujours plus éclairés, pour que nous puissions extérioriser dans la matière ce que nous sommes et créer nos plus grands idéaux. 

Laisser circuler 
Pendant l’exercice de création, le but est de laisser circuler l’énergie «amour» dans notre corps physique. C’est d’ailleurs une expérience très enivrante, car ce mouvement s’accompagne d’une énergie de vie porteuse de joie profonde. Qui plus est, nous créons alors un pont interdimensionnel qui permet à l’amour de prendre concrètement forme dans la matière. C’est donc à travers notre corps physique que l’énergie de l’Univers peut rejoindre la matière. 

Que nous le voulions ou non, nous sommes tous des «ponts vibratoires» qui permettent à la lumière de Vie de s’ancrer sur Terre. Et plus nous le faisons consciemment, plus nous accomplissons la «Volonté de Dieu», soit celle de découvrir qui nous sommes et de le matérialiser concrètement dans notre vie. Voilà ce qu’est la véritable «Volonté de Dieu». Elle n’est pas extérieure à nous, elle représente notre plus grand idéal concrètement réalisé. 

Le début de la création 
Revenons maintenant à l’énergie du Hara, d’où débute la création. Permettez-moi de vous présenter une «technique», tout en sachant qu’il en existe tout autant qu’il y a d’individus sur Terre. Mais comme je vous partage mon expérience personnelle via cet écrit, je vous présente ma propre vision du processus créateur. 

Une fois vous être assuré d’être bien dans votre corps via vos ancrages, la première étape consiste à dynamiser l’énergie de votre pouvoir, votre Hara, par une respiration profonde soutenue. Imaginez qu’un soleil se trouve à la base de votre ventre, sous le nombril, et que vous le stimulez par la respiration. Une légère pause après l’inspiration peut faciliter l’amplification de l’énergie au Hara, un peu comme si l’air absorbé venait irriguer cette région de votre corps. 

Lorsque vous sentez la présence de ce «soleil» en vous, laissez monter cette énergie jusqu’au Cœur. Si vous ne ressentez pas l’énergie du Hara, vous pouvez l’imaginer. Le processus fonctionnera tout de même, dans la mesure où vous êtes bien enraciné. 

En laissant l’énergie du Hara s’unir au cœur, vous lui donnez une dimension «sensible à l’autre». Tout comme le marteau, le pouvoir peut détruire ou construire. Quand il s’unit au Cœur, il s’unit à la vie autour. Il tient compte de l’autre et les créations auront alors une dimension amoureuse. 

Vers le 3e œil 
Lorsque le Hara et le Cœur sont unis, l’invitation est de laisser ensuite monter cette énergie jusqu’au 3 e œil, représentant l’énergie de la conscience. C’est le pouvoir qui s’associe ainsi à l’amour et à la conscience, à l’image de l’Âme et de l’Esprit réunis dans l’amour. Cette trinité ainsi rassemblée est la matrice de base qui dynamise le processus de création. 

Lorsque les 3 centres énergétiques sont bien «allumés et unis», l’invitation est d’imaginer ensuite qu’à partir de l’énergie du Cœur, qui contient déjà l’énergie du pouvoir de notre Hara, nous projetons vers l’extérieur, à environ 1 mètre devant, un écran holographique représentant une page blanche où chacune des créations à venir peut simultanément exister. Cet écran représente tous les futurs potentiels de l’Univers. C’est l’énergie du «point zéro absolu», porteuse de vie pour toutes les créations jamais imaginées. C’est la matière première de l’Univers, la glaise universelle que le sculpteur pourra utiliser. 

La projection 
Lorsque cette forme holographique a pris forme devant, ressentie ou imaginée intérieurement, l’invitation est de projeter sur cet écran, à partir du 3 e œil, une représentation de ce que nous souhaitons créer concrètement dans notre vie. Et en y ajoutant les émotions ressenties comme si nous vivions déjà l’expérience projetée, nous donnons encore plus de force à notre création. 

Lorsque cet agencement d’intention et d’énergie créatrice est maintenu intérieurement en place pendant un minimum de 17 secondes, il est alors «entendu» dans l’Univers [ce chiffre provient des enseignements d’Abraham – mon expérience m'a démontré qu’il était juste – vous pouvez d’ailleurs lire un message d’Abraham traduit sur mon site via ce lien: http://www.psychologiedelame.com/message-05-06-08-abraham.html - ces enseignements ont inspirés le fameux livre "Le secret"]. Celui-ci reçoit alors la commande de lui donner concrètement forme dans la matière. Et il n’est pas nécessaire d’insister davantage, 17 secondes ou 8h ne changeront rien à l'intention créatrice. Une fois qu’elle est «reçue» dans l’Univers, elle prend aussitôt le chemin de la matérialisation à travers le temps et l’espace. Vous pouvez bien sûr prolonger un peu l’expérience au-delà des 17 secondes pour vous assurer qu’elle soit bien reçue. Mais après la démarche créatrice, il n’est plus nécessaire d’y revenir. 

Je suggère souvent aux gens qui souhaitent insister «au cas où ça n’aurait pas fonctionné» d’imaginer plutôt leur création comme un feu de camp. Quand ils pensent à leurs intentions, ils revivent le processus proposé en imaginant qu’ils ajoutent une bûche au feu, au lieu d’en rallumer un autre au cas où le premier n’aurait pas bien brûlé. C’est une nuance importante dans le processus, car au lieu de nourrir une forme d’impuissance ou d’incertitude, elle renforce la conviction créatrice. 

La visualisation 
Contrairement à la visualisation qui ne sollicite que le 3 e œil, cette démarche créatrice effectuée à partir de la trinité réunie représente l’énergie de vie en mouvement. En terme énergétique, son impact dans l’Univers est beaucoup plus grand qu’une simple imagerie mentale projetée à l’extérieur, car c’est une pensée fécondée par la lumière de Vie de nos entrailles. 

Pour se matérialiser, la visualisation doit se faire insistante, car elle porte peu d’énergie créatrice. Mais lorsqu’elle est combinée à l’énergie du Hara et de l’amour, elle devient «pure commande divine». Dans sa créativité infinie, l’Univers la reçoit alors comme un signal puissant qu’il est invité à manifester pour servir la vie sur Terre. 

Une comparaison 
J’ai été invité à mesurer le potentiel énergétique de la visualisation versus l’approche de la trinité créatrice que je vous décris (approche que je n’ai évidemment pas inventée, je vous la présente simplement dans mes propres mots). J’ai pu constater qu’une visualisation vibre à environ 4/10 en termes d’intensité, alors que l’approche que je vous présente vibre à 10/10. La différence réside au niveau de l’ensemencement de la pensée créatrice. Celle-ci devient alors féconde et porteuse de vie. 

J’ai lu des techniques de visualisation qui proposaient des processus de manifestation assez longs du genre «3 fois par jour pendant 21 jours». Cela pourra fonctionner, mais s’il fallait vraiment imaginer ses créations pendant aussi longtemps pour qu’elles se manifestent, le Maître Jésus n’aurait jamais pu multiplier le pain devant la foule. 

C’est l’intensité du signal émis qui rend possible la manifestation, et non l’acharnement. Et pour moi, la différence réside au niveau du germe créateur qui émane de nos entrailles. C’est l’énergie de notre pouvoir en action. 

Les saboteurs 
De plus, avec la visualisation, les pensées saboteures viennent aussi beaucoup plus facilement contrecarrer les créations, car elles vibrent elles aussi à un rythme d’environ 3/10 (versus 4/10 pour l’intention visualisée). Lorsque les doutes s’installent, si la personne n’y est pas attentive, elle aura l’impression qu’elle doit redoubler d’efforts pour les annuler en insistant encore plus sur ce qu’elle veut. 

Et les pensées seront émises à la manière d’une embarcation dont les rameurs ne sont pas orientés dans la même direction. L’on voudra avancer avec plus de détermination pour annuler les efforts de ceux qui souhaitent reculer. Les 21 jours seront alors requis pour vraiment faire le contrepoids. Et pourtant, rien n’est plus naturel que de créer son idéal dans la matière. Tout en nous nous pousse dans cette direction. C’est comme si quelqu’un se forçait à respirer, alors que c’est si naturel. 

À chaque instant, tous les êtres humains créent par leurs pensées conscientes et inconscientes. Que nous le voulions ou non, nous sommes tous des créateurs. Mais quand nous orientons nos choix consciemment avec intensité et vitalité, nous nous approchons de la maîtrise. Et nous devenons aussi un modèle pour tous ceux et celles qui cherchent à retrouver leur pouvoir créateur. 

Les éclaireurs 
J’aimerais maintenant vous parler de ce que je nomme les éclaireurs. Tel que déjà discuté dans le précédent message [Illusion et création - http://www.psychologiedelame.com/message-22-02-14.html], plusieurs personnes hésitent à créer leur vie de peur de se tromper. «Mais si jamais je n’aime pas cela, je préfère plutôt attendre que les choses se précisent en moi et après je choisirai de créer». Mais l’approche créatrice ne fera pas en sorte d’emprisonner les gens dans des formes insatisfaisantes, au contraire. 

Un jour, alors que j’envisageais plusieurs avenues potentielles pour orienter ma carrière, un Maître m’a proposé d’imaginer et de me permettre de rêver tous les scénarios possibles. Il m’invitait à me les approprier tous, comme si chacun d’eux devenait ma réalité. 

Au départ, j’ai eu peur de m’éparpiller, mais dès que j’ai débuté l’exercice d’imaginer et de ressentir tous les scénarios possibles, j’ai perçu des éléments qui se précisaient en moi. Le matin en me levant, des scénarios qui étaient plausibles la veille se révélaient tout à coup totalement inintéressants. Je n’ai pas compris ce qui se passait à ce moment, mais les éléments se sont graduellement précisés, jusqu’à ce qu’un chemin de vie se trace pour moi. 

Réalités parallèles 
Avec le recul, j’ai réalisé qu’à chaque fois que je me permettais de rêver un scénario, j’envoyais une forme d’éclaireur (c’est le nom que je leur ai donné) vivre l’expérience que je me permettais d’envisager. C’est comme si j’ouvrais une réalité parallèle où un aspect de moi allait concrètement vivre l’aventure projetée. 

Ce qui se produisit par la suite m’a réellement étonnée. Ces «aspects de moi» revenaient me «raconter leur expérience» dans ma nuit (ou à d’autres moments que je n’avais pas conscience) et sans vraiment comprendre ce qui se passaient, je commençais à ressentir avec plus de clarté ce que je voulais faire et ce que je ne souhaite plus entreprendre. 

Cela a été une grande révélation pour moi. J’ai réalisé qu’à travers mon inconscient, l’Univers me faisait réellement vivre les expériences rêvées sur des plans parallèles et je pouvais par la suite mieux ressentir lesquelles j’avais vraiment envie de manifester sur Terre et celles que je ne souhaitais pas vivre. Au lieu de m’emprisonner dans des scénarios insécurisants qui risqueraient de me faire vivre des expériences qui me rendraient malheureux, mes projections créatrices ont plutôt eu l’effet de m’aider à préciser mes choix, sans avoir à vivre les aventures moins stimulantes. Quelle découverte cela a été ! 

Un travail d’équipe 
Si je vous partage cela, c’est pour vous inviter à ne jamais vous empêcher de créer un scénario sous prétexte que vous n’êtes pas certain de vouloir le vivre. Faites plutôt l’exercice proposé avec tous les futurs envisagés, même s’ils sont contradictoires en apparence. Vous découvrirez alors que des aspects de vous viendront vous aider à mieux définir vos idéaux, sans même que vous n’ayez à comprendre le processus. C’est un travail d’équipe qui fonctionne sans aucun effort. Il faut juste y investir notre énergie créatrice. 

Tant de gens attendent de savoir avant d’avancer. Pour ceux et celles qui se questionnent sur la vie et leurs idéaux, je propose d’inverser les étapes et d’imaginer que toutes les réalités potentielles puissent d’abord exister simultanément. Par la suite, la vie se chargera d’amener les précisions souhaitées. Parce que nous sommes d’abord et avant tout des créateurs, il est plus important d’apprendre à orienter l’énergie créatrice en nous que de savoir ce que nous voulons précisément créer. La direction permet d’avancer, mais c’est le chemin emprunté qui nous permet vraiment d’évoluer. De toute façon une fois rendu à destination, un nouveau voyage commencera déjà à germer en nous. 

Un cadeau 
À travers ce message, que je vous présente comme un «cadeau de Pâques et de renaissance», je souhaite rappeler à tous que le but de la vie est de créer notre réalité à l’image de ce que nous sommes réellement. Il est vrai que le premier défi que nous rencontrons tous est d’apprendre à nous connaître (et nous reconnaître). Mais je perçois l’énergie créatrice comme étant porteuse d’éclairages pour faciliter notre avancée, car elle est «amour en mouvement». C’est le Verbe créateur de l’Univers manifesté sur Terre à travers nous. En faisant circuler consciemment cette énergie en nous, nous incorporons de plus en plus cette qualité d’amour qui nous représente. 

Nous nous sommes incarnés pour découvrir qui nous sommes réellement et le manifester concrètement dans la matière. Le processus créateur est donc au cœur de la raison d’être de notre venue sur Terre. Il revient donc à nous de l’assumer. 

Je suis heureux d’avoir pu partager avec vous ce volet très concret des éclairages qu’il m’est donné de comprendre et de recevoir. Recevez-les comme mon offrande à la vie en cette période de renaissance. 

Merci d’être là. 

Salutations à tous 

Simon Leclerc
… au service de la Grande Fraternité Humaine et Universelle


La survie et le Nouveau Monde - 6 août 2014

 

Bonjour à vous tous, 

Je me sens de plus en plus interpellé par les écarts grandissants qui existent entre les mieux nantis de notre planète et les plus pauvres, et j’avais envie de vous partager ma vision spirituelle de la situation. 

D’entrée de jeu, je tiens à préciser que je n’entretien aucun jugement personnel en lien avec cette « injustice » apparente si souvent décriée par les gens en soif d’équité. « Si les plus riches donnaient leur argent, tous les problèmes seraient réglés ». Rien n’est moins sûr, car si nous observons attentivement la situation, nous comprendrons que les plus riches et les plus pauvres de notre monde représentent deux facettes d’une même réalité, deux côtés d’une médaille dualiste qu’il nous faut mieux comprendre pour pouvoir la transformer. 

La dualité 
C’est en devenant maître de la dualité que nous devenons vraiment libres sur Terre. Cet énoncé représente pour moi le véritable sens de la maîtrise. Au niveau universel, nous sommes déjà des maîtres, car notre essence est pure et parfaite. Le but de l’évolution est donc d’amener sur Terre la totalité de ce que nous sommes. Et sur Terre, la cohabitation avec la dualité n’est pas aussi simple, car les lourdeurs ressenties nous amènent à vouloir nous séparer de ce qui nous perturbe, alors que tout en nous recherche l’union. 

Pour être maîtres dans la dualité, nous sommes invités à être totalement en paix avec toutes les expressions que nous présente la vie, de la souffrance à la joie extrême, pour ensuite choisir la réalité qui nous attire profondément, celle qui nous fait le plus vibrer. Nous ne rejetons rien, nous choisissons l’expression qui est la plus en harmonie avec qui nous sommes. 

Mais sans nous en rendre compte, au lieu de réellement choisir ce que nous voulons, nous réagissons plus souvent à ce que nous ne voulons plus dans notre vie. Ce faisant, nous ne comprenons pas que c’est précisément parce que ne sommes pas en paix avec cet élément que celui-ci est attiré à nous par notre inconscient. C’est une situation que nous n’avons pas pacifié en nous et qui se représente extérieurement, car cela « cherche notre lumière » pour ainsi dire. C’est la manifestation de ce que nous nommons la « loi du miroir ». Ce qui nous perturbe à l’extérieur représentera toujours un aspect de nous avec lequel nous ne sommes pas en paix. Si nous cherchons à le fuir, nous ne faisons que l’amplifier. 

Les victimes 
Je l’ai souvent mentionné dans les ateliers que j’anime : « les victimes d’aujourd’hui sont les bourreaux d’hier ». Et c’est précisément parce que la dimension « bourreau » en nous n’est pas pacifiée que nous les attirons à l’extérieur. Collectivement, nous avons appris à condamner les « méchants » et à prendre en pitié les « victimes », ce qui ne fait qu’alimenter les écarts en polarisant les êtres. Nous entretenons ainsi une problématique qui cherche à revenir au centre, sur la « voie du milieu » comme disent les bouddhistes. 

Au cours de nos nombreuses incarnations sur Terre, nous avons tout expérimenté. La plupart du temps, nous avons été des êtres sensibles recherchant la paix et l’harmonie autour de nous. Nous avons même incarné des modèles socialement inspirants à l’image de Mère Thérésa. Mais nous avons aussi été voleur, volé, violeur, violé, tueur, tué, etc. Les modèles inspirants « nous suivent » dans la lumière quand nous quittons la Terre, car nous les accueillons facilement en nous. Mais les expériences traumatisantes, ou celles qui éveillent de grands jugements de soi, sont plus difficiles à accepter, car la honte et le déni les accompagnent le plus souvent [lire "Le karma et les mémoires cellulaires" pour bien comprendre cela].

Définition de l’amour 
Notre définition de l’amour et de la lumière évolue au fur et à mesure que nous nous transformons, que nous comprenons qui nous sommes et que nous pacifions nos expériences. Nous nous ouvrons alors à des expressions toujours plus lumineuses de qui nous-mêmes, mais sans jamais rejeter les acquis, car ils nous servent à développer une plus grande sensibilité, une compassion véritable face à l’autre et à ses expériences, car nous avons accueilli et pacifié les nôtres. 

Cette façon de définir l’amour ne veut pas dire qu’il faille cautionner la violence et les abus, au contraire. « Tendre l’autre joue » est l’une des paraboles du Maître Jésus qui a été la moins bien comprise. Cette image n’indique pas qu’il faille accepter l’inacceptable et avancer passivement vers l’abandon de sa liberté. Respecter l’autre, ce n’est pas de lui permettre de nous manquer de respect simplement parce qu’il le souhaite. 

Paradoxalement, apprendre à fixer nos limites est la base pour comprendre et intégrer notre dimension illimitée. Les parents comprennent bien ce concept, car ils savent intuitivement qu’il faut offrir des balises à leurs enfants pour leur apprendre la confiance en eux. Si tout leur est permis dès le départ, ils n’apprendront pas à se respecter ni à respecter les autres autour. Ils n’auront plus de repères et se perdront en chemin. 

L’envahissement 
Dans un même ordre d’idée, si un être choisi d’envahir son prochain, il le fera parce qu’il se sentira séparé de l’autre. Autrement, il ne lui viendrait jamais à l’esprit de faire à cet autre ce qu’il ne voudrait pas qu’on lui fasse. 

Toutes les guerres partent d’une sensation de séparation. Et la séparation, c’est l’absence d’union. En d’autres termes, un être qui se sent séparé est un être qui a oublié sa nature amoureuse universelle. Et il agit alors envers l’autre à partir de cette sensation d’oubli. 

De l’extérieur, il devient fondamental de ne pas juger cela, car c’est l’expression d’une sensation de séparation que nous côtoyons tous intérieurement, chacun à notre manière, chacun à notre échelle. 

L’amour se définit par une sensation de plus en plus vaste d’union à soi et à tout ce qui nous entoure. L’amour et l’union sont des synonymes, ils expriment la même réalité. De son côté, la séparation est l’expression de l’illusion de la dualité qui suggère que les choses s’opposent, alors qu’en réalité, elles se complètent. Le bien et le mal, la paix et la guerre, la richesse et la pauvreté sont des réalités qui cohabitent, parce que les humains entretiennent en eux l’illusion qu’ils sont séparés les uns les autres. Dès qu’ils s’ouvrent à l’amour, à cette sensation d’union, ils comprennent qu’ils ne sont jamais séparés et souhaiteront naturellement créer le bien autour d’eux. 

En découvrant que nous faisons tous partie d’une seule et même famille, la sensation d’union qui s’en dégage devient le moteur de tous les changements sociaux que nous appelons individuellement et collectivement. Les humains qui découvrent l’amour véritable en eux auront à cœur le bien-être de l’ensemble. Il leur deviendra alors naturel de chercher à créer un système social qui honorera la dignité et la liberté individuelle de chacun, tout en s’assurant d’une abondance partagée entre tous. 

Les grandes richesses 
Lors d’une méditation, les Guides m’ont montré l’état d’esprit de certains êtres qui possèdent les grandes richesses de notre monde. Ils me montraient qu’ils exprimaient le même malaise énergétique que les êtres qui sont dans une pauvreté extrême. Je voyais la prison dans laquelle ils se trouvaient, car ils ont peur que les gens autour d’eux veuillent piller leur abondance. Plusieurs s’enferment sur eux-mêmes et s’isolent pour se protéger. Ils se sentent ainsi séparés des autres et vivent beaucoup de solitude. 

De son côté, un être qui expérimente la survie au quotidien se sent aussi séparé des autres. Il est préoccupé par ses besoins primaires et son « cerveau reptilien » est activé. Il n’aspire pas à se réaliser, il cherche plutôt à se nourrir pour survivre. Dans cet état d’esprit, il se sent totalement séparé de l’autre et ne peut s’en préoccuper, car la peur occupe tout son espace intérieur. 

J’aimerais souligner ici qu’en Occident, même si la survie du corps physique n’est souvent pas en jeu, les mêmes préoccupations peuvent occuper l’esprit lorsqu’un être se questionne à savoir s’il pourra payer son loyer à la fin du mois ou conserver ses biens matériels par exemple. Il ne s’agit pas ici de comparer les niveaux de survie, mais de comprendre ce que cet état d’être installe comme vibration chez une personne. 

La survie 
Lorsque la survie est ressentie chez un être, la peur qui s’éveille réduit son rythme vibratoire et l’amène à se sentir coupé de l’extérieur. Ses actions sont alors initiées à partir de cette sensation de séparation, et il ne se souciera plus de l’autre qu’il percevra comme un obstacle à sa survie, qui est sa priorité. Ses alliances seront stratégiques et ses actions seront orientées vers des buts précis, afin d’obtenir des bénéfices personnels. Il ne cherchera pas le bien-être de l’autre, il sera trop occupé à répondre à ses besoins primaires. 

Nous verrons alors émerger dans certains pays des milices armées qui agiront selon les principes de la « loi du plus fort », car certains êtres, mus par la peur de mourir, choisiront d’imposer la force. Mais qu’ils soient victimes ou bourreaux, il faut comprendre qu’ils font tous partie de la même expression du manque et de la survie qui sont initiés par la sensation de séparation ressentie. 

Plus un être est en survie, plus son état d’esprit le sépare d’un « univers d’abondance » qui pourrait le soutenir. Il percevra plutôt les autres comme des obstacles potentiels à son équilibre et il voudra s’en protéger. C’est pour cela que la violence et la pauvreté se côtoient souvent dans les pays pauvres ou dans les quartiers défavorisés de certaines villes occidentales. Elles sont l’expression de la séparation qui, rappelons-le, représente « l’absence d’union », tout comme l’ombre est l’absence de lumière. Quand la lumière revient, l’ombre y est aussitôt absorbée. 

Entretenir la problématique 
Cela peut paraître simpliste comme présentation, mais si l’on porte attentivement attention à cela, l’on comprendra qu’en jugeant et en condamnant la violence, les inégalités ou toutes les formes d’expression de la séparation, nous entretenons la problématique. En jugeant ces réalités, nous nous coupons d’elles et ce faisant, nous n’arrivons pas à les éclairer de notre amour. Nous ne chercherons pas non plus à les cautionner dans une forme d’acceptation passive. Mais quand nous comprenons pourquoi ces réalités existent, nous rechercherons les solutions, au lieu de s’attarder à trouver les coupables et à nourrir les vengeances et les ressentiments. 

Peu importe ce que l’on en pense, les êtres qui contrôlent les richesses de notre monde ne sont pas responsables du déséquilibre de l’abondance sur Terre. Ils sont tout aussi en déséquilibre que ceux qu’ils choisissent de contrôler. En réalité, ils nous reflètent notre propre sensation de séparation ressentie. Évidemment, nous sommes invités à leur retirer ce pouvoir, car il revient à la collectivité humaine de choisir sa destinée, mais si nous les jugeons de leurs actes, nous ne comprenons pas le rôle qu’ils ont joué dans l’échiquier de l’ancien monde. 

Nous pouvons bien juger le squatteur qui occupe une maison abandonnée, mais il habite ce lieu parce que personne ne le revendique et qu’il est disponible. Quand le propriétaire réclame de nouveau son espace de vie, « l’invité » est alors reconduit vers un lieu plus en harmonie avec ses vibrations afin d’être rééduqué, à son rythme. Si nous nous attardons à le juger, nous ne faisons qu’alourdir la situation, alors qu’elle est l’expression d’une forme de désengagement individuel et collectif. 

L’abus 
Si un enfant de 8 ans demande les clés du véhicule pour aller se promener, aucun adulte attentionné ne les lui donnera. Le fait que l’enfant exprime son désir n’est pas suffisant pour justifier l’acceptation de sa demande. Permettre à cet enfant de conduire simplement parce qu’il le souhaite est tout aussi insensé que de permettre à un être de nous manquer de respect parce que c’est sa façon à lui de se défouler, d’exprimer son malaise et son mécontentement. 

Mais il y a une grande différence entre tolérer les abus et les juger. L’équilibre se situe quelque part au centre, dans une approche qui suggère le respect, sans les condamnations habituelles. 

Il n’est pas juste de juger l’enfant qui exprime son désir de conduire, tout comme il n’est pas juste de répondre à sa demande, car nous savons qu’il n’a pas la maturité requise pour le faire. Si nous le jugeons, nous ne ferons que l’amener à se refermer sur lui-même, au lieu de l’aider à découvrir ses limites et les façons de les dépasser. 

L’envie d’abuser est l’expression d’une peur de l’autre, un réflexe qui prend sa source dans l’état de survie qui entretient la sensation de séparation. « Dominer avant d’être dominé » pourrait résumer cette vision. Si nous acceptons l’abus sans rien dire, nous permettons à l’autre de nous manquer de respect, et nécessairement, de se manquer de respect à lui-même, puisque nous agissons comme un reflet pour cet être. À l’inverse, si nous fixons clairement nos limites, nous l’aidons à comprendre l’importance du respect des autres. Nous l’aidons à se définir en lui présentant un modèle d’amour et de respect de soi. 

La cinquième dimension 
Dans la cinquième dimension, il n’est jamais nécessaire de fixer les limites, car tous les êtres vibrent à la fréquence de l’union. Ils savent qu’ils font tous partie d’une même famille et que personne n’est séparé d’eux. Il ne leur viendrait donc jamais à l’esprit de faire à l’autre ce qu’ils ne voudraient pas qu’on leur fasse. C’est pour cela que dans ces dimensions, il n’existe aucune loi répressive, aucune « police » de contrôle, car l’amour et la sensation d’union agissent comme moules d’harmonie sociale. Dans ces mondes, les gouvernements se présentent davantage comme des structures de coordination que comme des agents de contrôle. Ils facilitent la vie en commun, sans jamais restreindre les libertés individuelles. 

Maintenant que cette précision est apportée, il m’apparaît aussi important de rappeler que nous vivons encore sur une planète de dualité où la séparation et l’union se côtoient. Il est donc absolument fondamental d’encadrer les actions de ceux et celles qui entretiennent toujours la séparation en eux. En agissant comme des grands frères à leur égard, notre mandat est de les guider progressivement vers des expressions de plus en plus lumineuses de qui ils sont, mais sans jamais les juger. Car ils font ce qu’ils peuvent, avec ce qu’ils comprennent de la vie. 

Plus les êtres s’ouvrent à l’amour, plus ils se sentent unis aux autres et plus ils ont envie de partager. C’est alors qu’ils auront naturellement envie d’équité. Si nous jugeons les uns et prenons en pitié les autres, nous ne faisons qu’entretenir la problématique et ne contribuons pas à créer « un rapprochement ». 

La même réalité 
Aussi paradoxal que cela puisse paraître, j’ai compris que la pauvreté et la richesse extrêmes sont deux facettes d’une même réalité. Chacun de leur côté, les êtres se sentent séparés des autres et s’isolent du monde qui les entoure. Ils vivent un déséquilibre intérieur qui est l’expression d’une sensation de séparation intensément entretenue en eux. Il m’apparaît ainsi simpliste de croire que la solution au manque d’équité est de demander aux riches de donner aux pauvres, car cette vision ne tient pas compte de la peur entretenue et de l’isolement ressenti. 

En nous souvenant que la séparation est l’absence d’union et que l’union est synonyme d’amour, nous choisissons de nous unir amoureusement à toutes les expressions que nous présente la dualité, sans jamais les condamner. Nous ne les cautionnons pas non plus, car nous comprenons qu’elles sont exprimées par des êtres qui ont oublié qui ils sont, comme nous l’avons tous fait, à un moment ou à un autre. Si nous jugeons les gestes qu’ils posent en état « d’amnésiques d’eux-mêmes », nous participons à alourdir leur état, au lieu de les aider à s’alléger, pour progressivement se souvenir de qui ils sont. 

Lorsque tous les habitants de la Terre se souviendront de leur nature universelle, ils se souviendront qu’ils n’ont jamais quitté l’Univers, qu’ils ne se sont jamais séparés les uns les autres. C’est l’illusion de la dualité qui les a amenés à le croire, mais cela aussi se transformera. 

Le Nouveau Monde 
En tant que Travailleur de Lumière, notre rôle est de maintenir en nous la vision du Nouveau Monde, tout en ouvrant notre cœur à l’ancien, parce que nous comprenons qu’il est l’expression de la séparation. Nous n’avons pas à la condamner, nous devons présenter de nouvelles options, de nouveaux modèles pour que le « vivre ensemble » puisse être plus respectueux de chaque individu. Et c’est précisément pour cela que nous nous sommes incarnés, parce que nous portons en nous les germes de ce Nouveau Monde. Nous en sommes les initiateurs, ceux qui « se souviennent », afin de permettre à ceux qui ont oublié de se rappeler, à leur rythme, à travers les modèles que nous leur présentons. 

Dans l’ancien monde, plus l’état de survie est entretenu, plus il devient facile de contrôler les humains, car ils se déconnectent d’eux-mêmes et deviennent alors insensibles aux autres. Cela élimine tout mouvement d’entraide. En ce sens, les bases du Nouveau Monde impliquent nécessairement qu’il y ait une plus juste répartition des ressources planétaires, afin de redonner à chacun sa dignité et sa liberté de choisir. Cette étape est absolument incontournable pour que notre planète retrouve sa splendeur originelle. 

Une abondance spirituelle 
Au niveau spirituel, cette abondance retrouvée installe une réelle liberté qui permet à chaque individu de se questionner profondément sur qui il est, sur sa nature véritable. Il sera alors amené à découvrir ses talents profonds, ses qualités d’être, sa créativité illimitée. Il aura la liberté de vénérer le Dieu de son choix, de croire en ce qui lui apparaît le plus juste. Peu importe que cette manifestation de l’amour soit intérieure ou extérieure à lui, qu’il choisisse la voie scientifique ou énergétique, qu’il croie à l’invisible ou uniquement à ce qui est « prouvé », tôt ou tard, il comprendra que nous sommes tous unis par une seule et même énergie qui englobe tout. Cette énergie compose la matière et l’antimatière, c’est ce que certains nomment Dieu, l’Univers, l’Amour, etc. 

Plus nous nous ouvrons à l’amour, plus la définition de Dieu devient inclusive, car l’amour nous rappelle que nous ne sommes pas séparés les uns les autres. En fait, Dieu prend le visage de ce que nous choisissons qu’Il soit, puisqu’Il est nous dans notre forme la plus lumineuse. C’est l’union de notre Âme et de notre Esprit. 

L’abondance pour tous est la clé qui ramènera l’équilibre sur Terre. Ce n’est pas qu’un vœu pieux, c’est le germe qui permettra à notre planète de s’élever dans les dimensions de l’amour et de la conscience, au firmament de notre « demeure céleste », là où nous sommes attendus. Ce n’est pas une destination bien sûr, mais un état d’être qui part de l’intérieur vers l’extérieur. 

Les transformations concrètes 
Notre façon de créer l’abondance devra être revue. Notre rapport au « dieu-argent » doit se transformer, car il ne sert pas la vie actuellement, il la dessert. Collectivement, nous avons besoin de nouveaux repères, de nouvelles balises pour créer les bases d’une vie sociale plus respectueuse de chaque individu. Ces solutions germent déjà dans l’esprit des créateurs inspirés que nous sommes. Personnellement, je me sens très appelé à participer à ces transformations concrètes. 

Que les actions soient locales ou internationales, qu’elles soient grandioses ou exprimées dans l’intimité, il nous est demandé d’oser assumer qui nous sommes et de proposer concrètement de nouvelles façons de faire, des alternatives viables. Plus que jamais, l’inspiration nous est offerte pour stimuler nos pas, nos gestes posés, afin que nous fassions partie de la solution, au lieu de simplement observer et attendre. C’est pour cela que nous sommes venus sur Terre. La planète nous a appelés à elle, l’humanité nous a appelés. Maintenant, nous y sommes. 

À travers ce message, mon souhait le plus sincère est d’éveiller en chacun l’envie de faire une différence dans la vie des gens autour. Vous aurez compris que tout ce que je partage agit aussi comme un rappel pour moi-même, afin de stimuler mes propres pas et mon engagement concret. 

Je vous remercie de m’avoir accordé cet espace dans vos vies. 

Sur ce je vous salue et vous souhaite une magnifique continuation d’été. 

Salutations à tous 


Écrit par Simon Leclerc (www.psychologiedelame.com) 

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