Psychologie de l'ame - 2019

Categorie Canalisation 1
Date
2019
Niveau Canalisation
1
Pages
20
Auteur (s)





Une histoire de guérison - 1er juin 2019

Bonjour à vous tous,

C’est avec beaucoup d’humilité et un élan de transparence que je me présente aujourd’hui pour vous raconter une histoire, la mienne, celle d’une guérison profonde qui, je le souhaite, saura vous inspirer. C’est du moins l’intention qui motive l’écriture de ce texte que je vous partage en ce jour.

Il y a un an, soit en juin 2018, j’ai fait un voyage significatif – possiblement le plus significatif de ma vie – où j’ai eu l’immense privilège de m’entretenir en privé avec un être qui a toujours inspiré mon parcours spirituel. Cet être m’a offert un cadeau, en me disant qu’il me le donnait afin «de me rappeler que j’étais amour et bonté, que j’étais UN avec Dieu».

Dans mes rêves les plus fous, je n’aurais jamais cru cette rencontre possible. De toute ma vie, je n’oublierai jamais ce rendez-vous intime, ce moment précieux que je chéris encore aujourd’hui dans mon cœur sacré. Cette rencontre m’a profondément touché, au point de me dire par la suite que je venais probablement de vivre «la journée la plus marquante de ma vie». Et je n’aurais pas su si bien dire…

Il est essentiel que je vous présente cette introduction pour vous raconter la suite. Car cette suite, jamais je ne l’ai vue venir, et jamais je n’aurais pu l’anticiper. Cette rencontre a marqué un point tournant sur ma route, mais je ne l’ai vraiment compris que plusieurs mois plus tard.

Voici donc mon histoire...

Les premiers symptômes
Environ une semaine après mon retour de voyage, j’ai commencé à avoir des crampes au ventre. Au début, ça se passait uniquement la nuit, soit vers 2h et 6h du matin. Durant presque tous mes voyages nocturnes, j’étais réveillé par ces crampes qui ne duraient que quelques secondes, mais qui étaient suffisamment intenses pour me sortir du sommeil.

Au début, je me disais qu’il s’agissait probablement d’un parasite, d’une bactérie ou d’un virus quelconque attrapés en voyage, puisque je m’étais rendu dans beaucoup de pays dans les mois précédents et j’avais expérimenté certains épisodes d’inconforts gastriques. Tout cela me paraissait logique et les gens que je consultais au niveau alternatif m’aiguillaient vers des solutions en ce sens. Mais rien ne changeait, je dirais même que la situation s’empirait de mois en mois.

À l’automne 2018, voyant que ma situation ne s’améliorait pas, je me suis (enfin) décidé à consulter au niveau médical. On a alors cru que c’était un ralentissement de mon pancréas et on m’a proposé d’accompagner mes repas d’enzymes digestives afin de faciliter le transit intestinal. Après ce premier diagnostic plus formel, la situation ne s’est toujours pas améliorée, et j’ai laissé les choses aller par la suite, car je manquais de ressource, et surtout, j’avais peur de confronter la réalité d’un constat qui pouvait être plus grave.

Le choc
Ce n’est qu’en février 2019 que j’ai entrepris de nouvelles démarches médicales, car ma situation était devenue invivable. De fil en aiguille, j’ai été amené à passer une échographie, et c’est là que le premier choc est survenu. Ils ont observé une masse qui s’était localisée près de la rate. On ne savait alors pas ce que c’était, mais c’était suffisamment inquiétant pour qu’ils me demandent de passer un scan plus approfondi afin de mieux voir. En mars 2019, j’ai su que la masse était localisée dans mon colon descendant, du côté gauche, et en avril 2019, on m’annonçait que je devrais subir une opération chirurgicale si je voulais continuer à vivre. Ouf, quel choc !

Moi qui ai toujours accompagné les êtres à voir des liens entre les pensées et le corps physique, j’étais confronté à mes propres enseignements. Comment avais-je pu laisser une telle masse se développer dans mon corps sans «entendre le message» qui y était associé. Je ne me suis jamais considéré à l’abri des déséquilibres, au contraire même. Mais ayant toujours été particulièrement à l’écoute des messages de mon corps, je me disais que cela me garantissait une forme d’immunité, puisque je croyais que j’arriverais à les entendre avant qu’ils ne se transforment en problématique physique. Bref, jamais je n’aurais cru que mon corps aurait pu se dérégler à ce point. J’étais complètement abasourdi et en état de choc.

Pendant cette période, surtout au début du diagnostic, j’ai envisagé la possibilité d’être peut-être en train de mourir. Je ne savais pas ce qui se produisait dans mon corps et je ne comprenais plus rien. Je me réveillais le matin en me disant que j’étais en plein cauchemar. Complètement désemparé, je pleurais beaucoup et tout ce que j’avais envie de faire était de me prendre dans les bras. Cela m’amenait à développer de plus en plus de compassion pour mon être incarné. C’était peut-être la fin et je ne savais plus quoi penser…

Un vieux « dossier »
En parallèle à ces démarches pour comprendre ce qui m’arrivait, la vie m’a ramené, en janvier 2019, un «dossier» de mon adolescence que j’avais en partie réglé, mais que je savais ne pas être complètement nettoyé. Je l’avais travaillé en thérapie dans ma jeune vingtaine – j’avais pleuré les émotions qui y étaient rattachées et j’avais exprimé ma honte ressentie – mais je ne l’avais pas totalement dégagé. Le scénario revenait périodiquement à ma conscience comme une «tache sur mon CV» de vie. Sans m’en rendre compte, j’essayais de réparer cette «erreur de parcours» en tentant de devenir «pur et parfait». C’est ainsi que je m’illusionnais à croire qu’un jour, tout serait effacé et que je serais à nouveau digne de recevoir l’amour de l’Univers. Quelle belle illusion !

En fait à cette époque de ma vingtaine, après avoir raconté mon récit à la thérapeute qui m’accompagnait et avoir pleuré toute ma honte, l’intervenante m’a proposé de mettre cette histoire de côté et de continuer mon chemin, car elle disait que c’était une expérience banale d’adolescence comme elle en voyait régulièrement. Et puisque je souhaitais ranger tout cela derrière moi le plus rapidement possible – très certainement parce que j’en ressentais encore de la honte – j’avais accepté moi aussi de regarder devant et de ne plus jamais en parler. Au fond, je me disais que puisque les émotions avaient été dégagées, le «dossier» était maintenant réglé.

D’ailleurs, ce n’est pas sur le coup que je me suis senti coupable, mais plus tard, vers la fin de mon adolescence, alors que j’avais grandi et que je posais un regard «d’adulte» sur ce qui s’était produit. C’est à partir de ce moment que cette histoire a commencé à hanter ma conscience et depuis, je ne suis pas parvenu à retrouver une réelle paix intérieure. La thérapie a atténué mes jugements, mais je continuais quand même à me blâmer.

La révélation
Quelques jours après avoir reçu le diagnostic-choc décrit précédemment, j’ai fait un rêve dans lequel je revoyais cette histoire de mon enfance. J’ai alors compris le lien direct qui existait entre la culpabilité ressentie et la masse qui se développait dans mon ventre. Elle était créée par une forme pensée autodestructrice récurrente que je n’arrivais pas à dégager de ma conscience. La vision dans mon rêve a été tellement claire qu’elle m’a réveillé en pleine nuit et j’ai aussitôt compris pourquoi j’étais en train de développer le déséquilibre physique.

Le lendemain, j’ai pris mon courage à deux mains et j’ai contacté la personne impliquée dans mon scénario afin de faire la paix. Alors que je m’étais culpabilisé pendant 35 ans en lien avec cette histoire, la personne n’y a tout simplement pas donné suite. J’avais aussi contacté un autre être impliqué qui ne se souvenait pas du scénario. Tout cela pour vous dire que ce qui me paraissait grave de mon point de vue n’a eu aucun écho de l’autre côté : une histoire banale, sans plus.

Par la suite, j’ai raconté à des amis proches la source de ma culpabilité et ils m’ont aidé à changer ma vision du scénario. Ils m’ont accueilli et aidé à recadrer le contexte dans lequel ça s’était produit à l’époque, alors que je ne comprenais pas grand-chose de la vie. Aujourd’hui, sous le regard de la bienveillance, je vois que tout cela faisait partie de mes expériences de vie. Je suis la somme de mes apprentissages et c’est à travers eux que je deviens chaque jour plus conscient. Mais lorsque je juge une expérience spécifique, j’empêche mon âme d’en acquérir la sagesse. C’est ce que j’ai toujours enseigné, mais voilà que j’expérimente aujourd’hui ma propre médecine.

L’amour de soi
L’amour de soi est un concept que je croyais comprendre, jusqu’à ce que cette histoire refasse surface. Jusque-là, mon cheminement spirituel, qui me permettait d’élever mon regard pour ressentir que je n’étais pas uniquement mon corps physique, m’avait permis d’observer mon humain avec un certain recul afin de relativiser l’incarnation. Mais sans m’en rendre compte, je comprends aujourd’hui que j’avais aussi un regard rigide envers moi-même, car je m’exigeais la perfection pour «effacer les imperfections». Ce regard sévère continuait de me faire voir la «tache sur mon CV» comme une erreur de parcours que je devais racheter par de bonnes actions. Toutes mes méditations, mes contemplations, mon ouverture d’esprit, mes lectures et mes pratiques spirituelles ne suffisaient pas à paver la voie de mon évolution, car l’amour profond n’y était pas.

Le choc du diagnostic a provoqué un réveil brutal. Je pouvais alors voir qu’existait en moi un tyran qui alimentait continuellement un regard de culpabilité sur plusieurs aspects ma vie. C’était devenu un fonctionnement généralisé. «J’aurais dû faire ceci, ne pas dire cela, poser tel geste, ne pas poser tel autre, etc.». Au lieu de voir l’évolution comme une accumulation d’apprentissages me permettant de grandir en sagesse et en conscience, je percevais mes expériences de vie comme étant bonnes ou mauvaises, m’exigeant au passage de compenser les moins bonnes par toujours plus de «pureté». Tout cela était devenu très essoufflant pour mon être humain incarné, mais je ne m’en rendais pas compte.

La réparation
Durant cette période, j’ai fait un rêve significatif où j’amenais ma voiture en panne en réparation. Le garagiste m’annonce alors qu’elle a un problème d’accélération et de direction. Il me dit qu’elle sera totalement réparée le lendemain. Dans la même période, j’ai reçu un message de mon Esprit qui me disait «as-tu remarqué que tu n’as jamais réussi à créer quelque chose qui te rend profondément heureux». J’ai alors observé que tout ce que j’avais pu créer dans ma vie avait servi aux autres, mais que pour moi, rien ne fonctionnait. À la suite de ce rêve, j’ai compris que cette situation de mon enfance me faisait me promener dans la vie avec une «ceinture de chasteté d’interdit» qui, sans m’en rendre compte, sabotait mes créations personnelles. C’est comme si une voix, en fonction 24h sur 24, accompagnait mes pensées créatrices d’un message du type: «comment oses-tu rechercher le bonheur après ce que tu as fait». Ouf, quelle prise de conscience.

Quelques jours après ce constat, quand j’ai réalisé que je m’étais culpabilisé pendant 35 ans pour une histoire qui, avec le recul, me paraissait presque banale, j’ai pris contact avec une vie passée où, à une échelle beaucoup plus importante, représentait une «vraie» situation culpabilisante. En fait, je voyais que le scénario de cette vie-ci agissait comme un point d’ancrage mineur pour une histoire majeure d’une autre vie que je n’avais jamais gérée (jusqu’à ma mort dans cette vie-là). Cette culpabilité créait un problème «d’accélération» (être toujours à deux doigts de vivre mes idéaux, mais sans jamais y parvenir) et de «direction» (toujours chercher le bon chemin au mauvais endroit) dans ma vie.

L’extra-terrestre
Quand j’ai préparé ma présente incarnation, mon âme a associé mes énergies actuelles avec un «extra-terrestre», c’est-à-dire un aspect de mon être qui ne s’était jamais incarné auparavant et qui apportait avec lui un état de conscience élargie. L’association avec cet aspect de moi m’offrait, dans cette vie-ci, l’opportunité d’effectuer un saut de conscience qui allait me permettre d’entreprendre consciemment un chemin spirituel.

J’ai souvent ressenti que dans mes vies précédentes, je n’étais pas très «conscient», mais je ne savais pas à quel point ce «passé récent» avait un impact sur ma vie actuelle. J’ai compris qu’en s’incarnant, l’aspect de moi qui apportait le saut quantique de conscience avait à composer avec une «base de soupe» karmique qu’il me fallait aussi gérer en parallèle. Au niveau de l’âme, j’ai créé un scénario qui allait à la fois me permettre d’élever ma conscience, tout en m’offrant l’occasion de guérir de vieilles blessures du passé.

Une « guérison miraculeuse »
Je me suis fait opérer le 8 mai dernier. Cette date marque pour moi la fin d’un karma. C’est comme si j’avais pris le temps de nettoyer mon temple intérieur, et qu’il ne restait plus qu’à retirer le sac à ordure du portique. L’opération se présentait pour moi comme la dernière action concrète à poser pour terminer un karma et rétablir l’équilibre.

Bien honnêtement, j’ai cru qu’avec les prises de conscience que j’avais effectuées, la masse dans mon ventre allait pouvoir se résorber d’elle-même. J’avais imaginé qu’une «guérison miraculeuse» allait se mettre en place, puisque j’avais compris et dégagé la source de mon malaise. Je crois réellement que cela aurait pu être possible, mais je comprends aujourd’hui que ce n’était pas mon chemin.

Au début du diagnostic, j’étais en grande détresse et mon état réclamait toute mon attention. Graduellement, les émotions se sont transformées en compassion profonde et en véritable amour pour l’être humain que je suis, celui qui a toujours fait son possible avec ses acquis, ses connaissances et son parcours de vie. Je ne pouvais m’offrir plus que ce que j’avais intégré et il me fallait regarder cette réalité en face. Le tyran devait laisser place à un être de bienveillance, de bonté et d’amour, un être qui est l’expression de notre essence véritable en tant qu’aspects de Dieu incarnés, qu’aspects de la somme de Ce-Qui-Est.

En juin 2018, quand le Maître m’a dit que j’étais «amour et bonté, UN avec Dieu», tout mon système s’est déréglé, car ma mémoire d’imposture a été démasquée, dévoilée au grand jour. J’ai mis plusieurs mois à la voir, mais mes cellules ont récupéré le choc et mon corps m’a reflété mon incohérence. «Comment pouvais-je vraiment être amour et bonté après ce que j’avais fait». À la fin de ma rencontre avec le Maître, il m’a donné une pierre avec le mot «foi» gravé dessus. Il m’a dit que c’était un «son qui allait m’accompagner». Tout au long de mon parcours jusqu’à l’opération, j’ai porté cette pierre dans ma poche et je me suis accroché au message.

Côtoyer la mort
L’opération s’est déroulée à merveille. Vraiment. Deux jours après, j’ai recommencé à manger et la digestion est repartie presque aussitôt. J’ai même recommencé à m’entraîner, des exercices qui évitent de solliciter les abdominaux, mais qui m’aident à récupérer. Bref, je me sens «ressuscité».

À plusieurs reprises durant le parcours, j’ai pensé que je m’apprêtais à quitter le plan terrestre. Je ne savais pas que l’on pouvait guérir d’une telle masse dans le colon, surtout que j’étais rendu à une occlusion presque complète. Quand le chirurgien m’a décrit l’opération, il m’a rassuré, mais il restait tout de même un risque de complication qui me préoccupait. C’est d’ailleurs pourquoi je n’ai que très peu parlé de mon déséquilibre au début, non pas par pudeur, mais parce que je ne voulais pas gérer les craintes de mon entourage en plus des miennes.

Retour à l’unité
Si je vous raconte mon histoire aujourd’hui, c’est pour témoigner de la puissance destructrice de la culpabilité, et surtout, pour vous dire que l’on peut guérir de tout cela. «Me faire opérer guéri» a été ma ligne directrice durant mon parcours. Cette intervention chirurgicale m’a permis de dégager un karma majeur et d’ENFIN, m’offrir l’amour, la douceur et la bonté que mon humain réclamait depuis tant d’années. Jamais n’ai-je ressenti autant de compassion envers moi-même que durant cette expérience de vie (tant avant qu’après l’opération). J’ai énormément pleuré et je ne ressentais que de l’amour profond pour l’être humain en détresse que j’étais.

Je comprends aujourd’hui que l’amour de soi est le moyen par lequel l’Univers soutient la vie à travers nous. Quand nous nous aimons, c’est Dieu qui nous aime (Dieu en tant que «la somme de Tout-Ce-Qui-Est»). Il n’est pas possible de recevoir l’amour universel si nous ne nous l’offrons pas d’abord à nous-mêmes. Personne ne peut nous sauver ou compenser notre manque de bienveillance. Nous seuls détenons les clés de notre retour à l’Unité, et cela passe par l’amour de soi.

Quand mes amis ont su ce qui m’arrivait, cela a créé une onde de choc chez eux. Au-delà de l’empathie qu’ils avaient à mon endroit, tous se sont questionnés sur leur propre culpabilité, sur ce qu’ils continuaient (ou non) de trainer de leur passé. Bien malgré moi, j’ai provoqué un grand mouvement d’évolution dans mon entourage, car mon expérience démontrait le pouvoir de destruction que les pensées de culpabilité ont sur le corps physique. Chacun autour de moi s’est questionné, chacun a fait son propre bilan.

Aujourd’hui, je comprends ce qu’est l’amour de soi. Ce n’est pas de l’égoïsme, ni du nombrilisme, mais le seul moyen qui puisse nous permettre d’évoluer et d’aimer véritablement les autres. Car comment aimer réellement, si nous n’en faisons pas d’abord l’expérience concrète pour nous-mêmes.

Le véritable chemin spirituel
Le Maître Ramtha mentionne dans ses écrits que lorsque l’on s’aime vraiment, inconditionnellement, on entreprend alors le véritable chemin spirituel, celui qui nous conduit à l’illumination. L’amour de soi, c’est le chemin royal vers la super-conscience, vers l’intégration de nos pouvoirs spirituels. Le Maître mentionne que lorsque l’on expérimente l’amour de soi, le vrai, on peut ascensionner dans la même vie. C’est la base qui permet à tout le reste de se mettre en place.

Je suis à l’aube de mes 50 ans de vie et je commence maintenant à vivre. Jusqu’à aujourd’hui, je «payais ma dette», car je croyais que je devais être puni pour ce que j’avais fait. J’étais mon propre tyran. Aujourd’hui, je comprends que ce tyran était nourri par la vision d’un dieu extérieur exigeant, colérique et vengeur qui a accompagné mes vies passées et qui m’avait fait croire que pour retrouver la sensation de Dieu en moi, je devais redevenir pur et parfait.

Je me suis pardonné d’avoir cru que je devais être condamné pour ce que j’avais fait. C’était cela la source de mon déséquilibre profond: pas ce que j’avais fait, mais la croyance que cela était punissable. Aujourd’hui, je retrouve ma vie et choisis de marcher main dans la main avec mon Dieu intérieur, celui qui détient toutes les clés de mon ascension. Je ne sais pas si je vivrai l’illumination dans cette vie-ci, mais je sais que la voie est ouverte. Il n’y a plus rien à faire, juste à être. Maintenant que j’ai retiré la «ceinture de chasteté d’interdit», tout redevient possible. Je peux désormais créer ma vie à l’image de mes plus grands idéaux. Plus rien ne m’en empêche, car l’amour est revenu.

Une expérience de vie
Je suis la preuve vivante que les maladies ne sont pas liées qu’à l’hérédité, à la nourriture ou à l’environnement, car je mange bien, je m’entraine et j’ai un rythme de vie paisible, à la campagne. De plus, il n’existe aucun historique familial qui aurait pu me prédisposer à vivre cela. Je sais aujourd’hui que ce sont mes pensées destructrices qui ont créé mon déséquilibre. Si vous trainez encore de vieux dossiers non réglés de votre passé, j’espère que mon partage vous stimulera à les pacifier.

J’ai su la semaine dernière qu’il n’y avait aucune contamination de tissus autre que dans la zone où la masse était localisée. J’aurai quelques suivis médicaux à effectuer dans les prochains mois pour m’assurer que tout est OK, mais je suis considéré comme étant guéri. C’est MAGNIFIQUE.

Cette expérience évolutive est la plus intense que j’ai vécue de ma vie. J’ai grandi de dix ans en l’espace de trois mois. Quand on côtoie la mort d’aussi près, on se rend étonnamment compte de la force de la vie qui circule en nous. Je ressens aujourd’hui une gratitude infinie pour «la seconde chance» que la vie m’offre de vivre à la hauteur de mes plus grands idéaux. Et je compte bien faire honneur au Dieu que Je Suis, en assumant mon incarnation et en concrétisant pleinement mes rêves.

Et je vous souhaite sincèrement d’en faire autant.

Que le meilleur vous accompagne !

Sincèrement et en toute humilité

Simon Leclerc

… au service de la Grande Fraternité Humaine et Universelle


Le « comité d’accueil » - 4 août 2019

Bonjour à vous tous,

Cela fait un moment que je pense à partager mon apprentissage des principaux défis rencontrés par les gens qui me consultent, et en cette période de «résurrection» personnelle [lire le texte «Une guérison profonde»], je sens que c’est un bon moment pour moi de le faire. Évidemment, chaque individu est une planète en lui-même et il n’est pas possible d’établir une approche unique visant à adresser l’ensemble des défis rencontrés dans la vie, mais les exemples des uns demeurent une source d’inspiration stimulante pour les autres, et c’est la raison pourquoi je vous les partage (sans détail permettant d’identifier qui que ce soit, bien sûr). Personnellement, j’apprends beaucoup par ce que j’observe des gens et le but ici est d’aider les lecteurs dans leurs propres démarches de reprise de pouvoir.

La blessure originelle
Quand j’ai débuté mon mouvement d’accompagnement avec Psychologie de l’Âme, l’un des premiers concepts qu’il m’a été donné de recevoir est celui que j’avais nommé la «blessure originelle». C’est une sensation subtile, souvent inconsciente, qui est présente dans la psyché de presque tous les humains. Elle suggère que si nous sommes sur Terre, c’est parce que nous avons été chassés d’un Univers d’amour qui ne voulait plus de nous.

Inconsciemment, nous avons imaginé que notre présence ici-bas – sur une planète empreinte de lourdeur et de défis tridimensionnels importants – était due au fait que nous étions indignes de vivre dans cet Univers d’amour. Même si nous en faisons partie, la sensation d’en être séparé, qui est associée à la vie dans un corps physique, nous a fait imaginer une raison pour justifier notre exclusion. Et sans nous en rendre compte, le chemin de l’incarnation est devenu un chemin de croix que nous avons emprunté afin de prouver notre valeur, notre légitimité à être réintégré dans l’Univers. C’est une idée complètement irrationnelle, mais pourtant, elle est présente à un niveau plus ou moins conscient chez presque tous les humains.

J’ai nommé cette sensation la «blessure originelle» (ou «l’obstacle originel») car pour moi, il s’agit de la source véritable de la culpabilité profonde enfouie au fond de la psyché humaine. Les religions l’ont ensuite récupérée pour la transformer en «péché originel», concept suggérant que de par notre acte de naissance, nous soyons des pécheurs, que nous le voulions ou non. En réalité, c’est la croyance inconsciente en cette sensation d’indignité qui a ouvert la porte à ce que des structures religieuses extérieures, cherchant le contrôle et la domination, inventent le concept du Dieu colérique et exigeant. En entretenant notre petitesse d’âme, ces structures pouvaient mieux contrôler les individus en leur faisant craindre le jugement de Dieu. Mais en vérité, c’est nous qui les avons inconsciemment autorisées à agir de la sorte, en leur abandonnant notre pouvoir, convaincus que nous en étions indignes.

Le microcosme
Présenté ainsi, la plupart des lecteurs y verront là une analogie intéressante sur le macrocosme universel. Mais lorsque l’on comprend que «ce qui est en haut est aussi en bas» (le macrocosme contenu dans le microcosme), il devient fascinant d’observer qu’à l’échelle d’une incarnation, le Père Céleste prendra la forme du père biologique ou, s’il est absent, d’une figure paternelle de l’enfance.

Quand nous arrivons au monde, vulnérable et entièrement dépendant de notre «comité d’accueil», papa et maman représentent à eux deux l’Univers. Qu’on le veuille ou non, nous sommes influencés par le regard qu’ils ont posé sur nous à la naissance. C’est souvent dans les premiers mois de l’incarnation que les principaux patterns se développeront chez un individu. Et c’est aussi là que sa stabilité et son assurance prendront racine.

Il faut comprendre qu’à l’échelle d’un nouveau-né, l’environnement familial représente l’Univers et les deux parents incarnent chacun un aspect de l’énergie de Dieu (amour et conscience). Évidemment, il s’agit d’une interprétation, car en vérité, l’énergie divine est la Somme-de-tout-ce-qui-est et elle prend la forme que nous lui projetons. Si nous percevons Dieu comme un Être colérique et exigeant qui nous a chassés de sa création à cause de nos «péchés» ancestraux oubliés, il le deviendra. Et s’il est perçu comme un Être aimant et inconditionnellement amoureux de sa création, il le deviendra également. Et tout cela nous conduira ultimement à comprendre / ressentir que nous Sommes un aspect de ce Dieu que nous avons tant prié à l’extérieur de nous. En vérité, il se révèle de l’intérieur quand nous nous autorisons à le devenir, graduellement et naturellement. C’est cela notre véritable nature divine, notre héritage céleste intérieur. Mais cela n’est pas le sujet direct de ce texte, alors revenons maintenant au concept de la blessure originelle.

Une union naturelle
Dès la conception de leur enfant, la plupart des femmes ressentiront une pulsion profonde pour s’unir à lui/elle. Dans ce contexte, peu d’enfants vivent une carence affective en lien avec leur mère. Du moins, ils ressentiront émotionnellement le lien affectif, même si la relation pourra parfois être difficile.

En parallèle, beaucoup d’hommes ont de la difficulté à entrer en relation avec leur nouveau-né et ne le considère comme un être entier qu’à partir du moment où ils peuvent entrer en interaction directe avec lui/elle. Puisque ce moment arrivera plus tardivement dans la vie de l’enfant, celui-ci ressentira au début une indifférence de la part du père, et cela aura un impact significatif sur son développement par la suite. Éventuellement, le père prendra la forme des pairs (amis, collègues, conjoint(e)s, etc.), et le pattern se poursuivra à l’âge adulte.

Dans ma pratique d’accompagnement individuel, il arrive très souvent que les défis d’adaptation sociale d’un individu prennent leur source dans l’indifférence du père à la naissance. Cela crée une sensation de devoir continuellement prouver sa valeur et démontrer sa légitimité d’exister. Et lorsque le sentiment perdure, cela se transforme par la suite en besoin de se suradapter pour rencontrer les attentes des autres afin d’être aimé.

Rappelons-nous que le besoin d’être aimé est la première pulsion qu’un enfant ressent en venant au monde. En tant qu’adulte, l’envie de se réaliser est majeure, mais c’est l’envie d’être aimé qui sera prédominante. D’ailleurs, beaucoup d’êtres mélangent les deux, car ils associent une voie de réalisation personnelle à leur pulsion profonde, alors que parfois (souvent), elle est associée à un chemin qui était valorisé par le «comité d’accueil» de leur enfance. Une fois adultes, ils continuent d’avancer en direction de ce qu’ils croient ressentir comme une pulsion individuelle, mais en réalité, c’est un chemin pavé par le regard conditionnel des parents. «Papa valorise le droit ou la médecine, je serai donc avocat ou médecin afin qu’il soit fier de moi et qu’il m’aime.» Emprunter un tel chemin est un passeport certain vers la dépression et la perte de sens, mais tant que la reconnaissance extérieure sera au rendez-vous, la voie demeurera minimalement stimulante.

Une obsession
J’ai été fasciné un jour d’entendre l’histoire de naissance d’une fillette qui, devenue adolescente, était obsédée par le maquillage. Elle en voulait toujours plus et en appliquait des couches importantes sur son visage avant chaque sortie de la maison. Les parents avaient eu d’autres filles avant elle et aucune d’entre elles ne se comportait de la sorte. Ils m’ont consulté pour tenter de comprendre la problématique et y apporter une résolution.

Quand je me suis «branché» sur la situation, il m’est revu très clairement l’image de la naissance, alors que j’avais la forte impression que le comportement était dû à une blessure survenue dans les premières secondes de la vie de l’enfant. J’ai alors questionné les parents sur le contexte de l’accouchement.

Après les efforts importants effectués par la maman, on m’a expliqué qu’elle était totalement épuisée et quelqu’un du personnel médical a alors déposé le nouveau-né dans les bras du père, afin de permettre à la mère de se reposer. Lorsqu’il a vu sa petite fille, le père n’a pu s’empêcher de constater qu’il la trouvait laide. Puisqu’il avait eu d’autres enfants auparavant, la comparaison était tentante. Mais cette situation éveillait de la honte en lui, ce qui fait qu’il n’en avait jamais parlé.

Nous savons que le visage d’un nouveau-né est temporairement contracté dû au travail effectué et que ce n’est que quelques semaines plus tard qu’il prend sa forme plus définitive. Mais pour un père entrant en relation pour la première fois avec son enfant, il ne pouvait s’empêcher de l’observer avec des yeux rationnels. Il ne la trouvait pas belle et c’était plus fort que lui.

La solution de compensation
À cette époque, le père n’avait parlé de son «observation» à personne, mais pourtant, la petite fille avait capté télépathiquement le message dès son arrivée au monde. Elle avait enregistré que si elle voulait être aimée de son papa, elle devait être plus belle. Devenue adolescente, quand elle a découvert le maquillage et sa capacité «d’embellissement» des femmes, elle l’a associé à LA solution pour régler son problème d’image corporelle. Elle n’avait pourtant jamais entendu parler du premier regard que son père avait eu sur elle, mais inconsciemment, celui-ci continuait d’avoir son effet.

Je me permets ici de préciser qu’après quelques jours, le père avait déjà transformé son regard sur son enfant. Le visage de la petite fille s’était décontracté et les traits s’étaient embellis. Tout cela rendait la situation encore plus banale à ses yeux, ce qui fait qu’il n’a pas souhaité en parler, préférant plutôt laisser cela derrière lui. Mais l’inscription de naissance était déjà installée dans la psyché de la petite fille. Et lorsque la «solution de compensation» a été découverte, l’envie d’être «plus belle» s’est transformée en une obsession pour le maquillage.

Ce qui était étonnant dans cette histoire est que la mère ne se maquillait pas. Et les parents n’avaient pas non plus dans leur entourage de modèle qui encourageait l’utilisation du maquillage. L’idée semblait avoir émergée d’elle-même dans la psyché de l’enfant. Quand ils m’ont consulté, la problématique était alors importante, car malgré les tentatives des parents de promouvoir la «beauté naturelle» du visage, la jeune adolescente s’appliquait toujours davantage de maquillage.

Une attente spécifique
Dans un même ordre d’idée, une autre blessure de naissance que l’on rencontre souvent est celle liée à la déception face au sexe de l’enfant. Par exemple, et c’est la situation la plus courante, le père souhaite avoir un garçon et il constate qu’il a une fille. Même si sa déception ne durera que quelque temps, il vivra un malaise qu’il transmettra télépathiquement à l’enfant.

La fillette ne comprendra pas le contexte justifiant le mécontentement de son père. Mais dès son arrivée au monde, elle enregistrera qu’elle est décevante comme elle est, et qu’il aurait été préférable qu’elle soit un garçon pour être aimé. Et sans vraiment s’en rendre compte, elle se sentira attirée par tout ce qui est socialement associé au genre masculin (activités sportives, vêtements, comportement, etc.), car ce sera pour elle le moyen de recevoir l’amour de son père.

Le trouble alimentaire
J’aimerais vous raconter ici l’histoire d’une mère qui s’inquiétait des troubles alimentaires récemment développés de son adolescente. Cette femme était mariée à un homme d’affaires très prospère qui se déplaçait beaucoup de par le monde. La petite fille aimait beaucoup son père et chaque fois qu’il rentrait de voyage, elle courrait dans ses bras pour l’accueillir. Elle en profitait alors pour lui raconter ses exploits scolaires et sportifs, car elle savait qu’il valorisait la performance. Comme plusieurs autres adultes, il encourageait la réussite, car c’était selon lui un magnifique moyen de stimuler l’évolution de son enfant.

Un jour, l’adolescente a obtenu la première place de toute son école dans une certaine activité. Elle a raconté son ultime exploit à son père, qui venait de rentrer de voyage, fatigué, et celui-ci a dit, sans trop réfléchir: «je ne m’attendais pas à moins de cela de toi». L’enfant avait obtenu la première place de toute son école, et elle enregistrait alors que cela était le minimum requis pour que son père la reconnaisse. Et voilà que cette phrase, en apparence banale, a déclenché l’anorexie en elle.

À partir de ce moment, l’adolescente a saisi que peu importe la quantité d’effort fourni à une tâche, ce ne sera jamais suffisant pour obtenir l’amour et la reconnaissance de son père, qu’elle recherchait intensément. Tel un mirage qui s’éloigne au fur et à mesure que nous nous en approchons, l’enfant a enregistré à ce moment que sa quête de reconnaissance était inaccessible, puisqu’il fallait toujours en faire davantage. Elle s’est alors tournée vers une solution plus drastique afin de mieux maîtriser sa vie, soit le contrôle alimentaire, qui a été perçu comme un ultime moyen pour se discipliner.

Je ne voudrais pas ici simplifier les troubles alimentaires en les plaçant tous dans la catégorie de la quête de performance, mais j’ai observé que plusieurs d’entre eux ont comme source un besoin de contrôle. Cela est fait afin de compenser une peur, souvent inconsciente, de perdre le contrôle sur sa vie, ce qui, ultimement, pourrait entraîner une perte de reconnaissance sociale et d’amour.

La rébellion
Cette peur de ne pas performer pourra aussi être vécue à l’inverse chez un individu, soit en stimulant un puissant mouvement de rébellion. Peu d’adultes comprennent que les adolescents qui se rebellent le font lorsqu’ils constatent, malgré eux, qu’ils n’arriveront pas à satisfaire les attentes des parents. Ces derniers croient stimuler leur enfant en l’encourageant à réussir, mais par la même occasion, s’ils dévalorisent ses échecs en manifestant leur déception, cela a pour effet de creuser davantage l’écart entre la réalité atteignable et l’idéal préconçu par les parents. Au moment où l’adolescent constate que cet écart est insurmontable, il bascule intérieurement et choisit alors de «donner une raison aux parents d’être déçu».

L’autre enfant qui arrivera à s’adapter aux besoins de performance que ses parents projettent sur lui n’aura pas envie de se rebeller, car il aura «la chance» de recevoir, lors de ses réussites, les regards approbateurs recherchés, ce qui lui procurera la reconnaissance extérieure. Il se contentera alors d’un amour conditionnel qui sera directement relié à ses succès. Mais il faut comprendre que lui et l’enfant rebelle partagent la même blessure. Le premier, parce qu’il en a la capacité, deviendra suradapté à son environnement d’accueil pour obtenir l’amour, et le second deviendra mésadapté, parce qu’il n’arrivera pas à répondre aux attentes extérieures.

L’enfant adopté
J’ai souvent reçu en consultation des gens qui avaient été adoptés. J’ai constaté qu’il existait un lien très étroit entre leur arrivée au monde et les défis qu’ils rencontraient dans leur vie sociale. Leurs relations interpersonnelles étaient souvent empreintes de peurs viscérales de perdre l’autre, que ce soit en amour ou en amitié, et ils ne comprenaient pas pourquoi ils réagissaient ainsi. Ils travaillaient très fort pour améliorer leur confiance en eux afin de sécuriser leurs relations, mais très souvent, elles se terminaient par une rupture qui les dévastait.

Comme je l’ai mentionné précédemment, l’arrivée au monde est une étape cruciale dans la vie d’un être humain. Et l’enfant qui est adopté débute son parcours par l’expérience de l’abandon. Aussi légitime puissent-être les raisons ayant poussé les parents #1 à confier leur enfant en adoption, il n’en demeure pas moins qu’une fois dans le corps physique, l’âme expérimente un puissant mouvement de rejet.

Je suis très conscient que l’âme est créatrice de sa vie et que bien avant d’arriver au monde, elle sait ce qui l’attend. Il serait donc normal de croire que le parcours d’un être qui se fait adopter est décidé en amont, ce qui voudrait dire que les parents adoptifs #2 sont «les vrais» parents de l’enfant. Mais une fois dans le corps physique, la réalité du rejet prend le dessus sur «le plan» et l’enfant enregistre que quelque chose en lui n’est pas suffisamment aimable pour que son «comité d’accueil» veuille de lui. Cela est bien sûr planifié par l’âme, mais dans la matérialité, l’incarnation débute par une sensation d’abandon qui devra être adressée un jour ou l’autre.

En d’autres termes, si l’âme a choisi de retrouver les parents #2 en débutant son parcours avec les parents temporaires #1, c’est précisément parce qu’elle avait à vivre le thème de l’abandon dans son évolution. Autrement, elle se serait dirigée directement vers des parents prêts à concevoir le corps physique et accueillir l’être. Si elle choisit des parents transitoires, c’est pour vivre une expérience spécifique qui la fera évoluer. Il n’est pas essentiel de comprendre le pourquoi, mais il sera nécessaire de pacifier l’arrivée au monde afin que ce «rejet initial» n’agisse pas comme un fardeau dans la vie.

Des parents bien intentionnés
Il m’a été donné de constater que les gens qui ont été adoptés ont souvent plus de défis que les autres à faire confiance en l’amour et en l’amitié. J’ai observé que tant que la personne essaie de se convaincre qu’elle est aimable et digne d’être appréciée, elle continuera de se sentir fragile dans ses relations, car elle transportera inconsciemment son poids de naissance.

Les parents adoptifs vont souvent essayer de «couvrir d’amour» le nouveau venu pour lui faire oublier son abandon de naissance. Mais peu importe la quantité d’amour déversée, cela ne remplira pas le vide ressenti, car la blessure originelle n‘aura pas été adressée. Certains parents vont même occulter le sujet, croyant qu’il vaille mieux ne jamais en parler. Même si les intentions sont louables, vous aurez compris que le secret de naissance génèrera encore plus d’instabilité et de confusion chez l’enfant, car il ne comprendra pas pourquoi il ressent que ses bases sont fragiles, alors qu’il se sait aimé par son «comité d’accueil».

Si l’on veut guérir la blessure de naissance reliée à l’adoption, il faut amener l’enfant (qui peut être devenu adulte) à ressentir l’abandon des parents #1 (encore plus spécifiquement de la maman #1). Après, la lumière pourra revenir. Cela permettra de retrouver l’équilibre et la stabilité recherchée au niveau affectif.

Des relations d’accommodement
Le point commun à tous les exemples cités précédemment est que pour être aimé, chacun a cherché à s’adapter à son environnement conditionnel d’accueil. Par la suite, des relations d’accommodement se sont déplacées chez les amis, les collègues et les conjoint(e)s, avec, comme toile de fond, la même blessure originelle qui continue d’agir dans l’inconscient.

Si je reprends l’exemple de l’enfant adopté, il ne suffira pas de conscientiser le rejet initial pour le libérer. Il faudra «descendre la sensation dans son corps» et la laisser bouger. Il faudra se sentir émotionnellement «remué» (temporairement) par l’expérience de rejet revécue. Cela provoquera un dégagement émotionnel. Une fois celui-ci effectué, notre âme aura acquis la sagesse associée à l’expérience vécue. C’est ainsi que nous évoluons, d’expérience en expérience, de sagesse en sagesse, ajoutant toujours de nouveaux livres dans la bibliothèque de notre Âme-en-voyage-sur-Terre.

Bien sûr, chaque individu est un univers en lui-même et les exemples présentés ici ne sont qu’un aperçu des types d’inscriptions intérieures que certaines problématiques génèrent chez les gens. Mais malgré toutes nos différences, j’ai observé que la quête de l’amour et de la reconnaissance est universelle.

Des parents en équilibre
Le rôle des parents est à la fois symbolique et très concret. La mère nous accueille, tandis que le père nous propulse dans la vie. Règle générale dans nos sociétés, la relation avec la mère est beaucoup plus établie, ce qui fait que l’on ressent plus facilement son amour, qui nous semble acquis dès la naissance (et qui débute à la conception). Mais pour plusieurs, le père biologique représente un défi, car la relation avec lui doit être conquise. Et puisqu’il influence notre équilibre social et notre évolution dans notre dimension «ouverture sur le monde», son regard sur nous façonnera notre confiance en nous-mêmes dans la vie. C’est pourquoi les problématiques évolutives liées au père sont beaucoup plus fréquentes qu’avec la mère. C’est du moins ce que j’observe dans le contexte de mes consultations.

Bien sûr, il y a des pères qui manifestent des qualités féminines plus développées que certaines mères, et vice-versa, ce qui fait en sorte que les rôles peuvent parfois être inversés. Mais les deux énergies, père et mère, sont complémentaires et importantes pour l’équilibre d’un être en développement. Plus les deux parents sont en équilibre et ouvrent leur cœur pour accueillir inconditionnellement le nouvel être qu’ils ont conçu, et ce dès la naissance, plus l’enfant sera en harmonie. Mais si l’un des deux parents (ou les deux) posent un regard conditionnel sur l’enfant à son arrivée (ou plus tard), celui-ci développera des carences affectives plus ou moins importantes. Il cherchera alors à compenser ses blessures en se suradaptant, et ce avec plus ou moins de succès.

Il faut comprendre que tous les parents font de leur mieux avec ce qu’ils ont reçu de la vie et de leurs propres parents. L’idée ici n’est pas de nourrir de la culpabilité, mais d’adresser le problème à sa source, pour faciliter une transformation concrète. La pression sociale exerce un poids important sur les standards qu’il faut rencontrer pour être un «bon» parent et cela se répercute très souvent sur les enfants qui ressentent, bien malgré eux, le besoin de performer pour être aimé et reconnu. Lorsque l’on prend conscience de ce cycle, il est alors possible de le rompre en insufflant à la relation de nouvelles bases plus inconditionnelles. Et pour y arriver, il faut d’abord avoir effectué le travail sur soi, car autrement, l’expérience restera théorique.

Le voyage
En écrivant ce texte, mon intention est d’éveiller les lecteurs sur le lien qui existe entre le macrocosme et le microcosme dans notre relation avec l’Univers, versus la famille. Pour devenir souverain et dégagé des influences extérieures, il ne suffit pas de rejeter ses origines et son milieu d’accueil, au contraire même. Car plus la réaction de répulsion sera forte, plus cela indique que l’inscription est solidement ancrée dans la psyché.

D’ailleurs, beaucoup d’êtres choisissent d’aller vivre loin de leurs parents afin, pensent-ils, de s’affranchir de leurs liens familiaux. Quand je les reçois en consultation, je constate qu’ils portent presque tous en eux une forme d’insécurité qui s’exprime en un besoin de s’affirmer loin des regards contraignants de leur enfance. Il est intéressant de constater que parfois, la quête d’aventures est une façon détournée de fuir une certaine réalité limitative. Le voyage demeurera toujours une école de vie enrichissante, mais durant le parcours, les éléments de fuite nous rattraperont tôt ou tard s’ils n’ont pas été gérés en amont.

Les vies antérieures
Comme je le mentionnais, l’âme est créatrice de tout et si elle choisit certains parents spécifiques à la naissance, c’est pour vivre une expérience précise. Il est donc naturel d’imaginer que la véritable source d’une situation de naissance se situe dans une vie antérieure. Mais il n’est jamais nécessaire d’y retourner pour guérir, car tous les éléments se retrouvent dans la vie courante.

Aussi souffrant que puisse être un scénario de naissance, il faut d’abord accepter que nous l’ayons créé (nous ne sommes jamais victimes) pour pouvoir éventuellement s’en libérer. Beaucoup d’êtres essaient de modifier (ou de fuir) ce qu’ils n’aiment pas de leur vie en considérant d’abord qu’ils en sont victimes, et cela ne fonctionne pas. Ils ne peuvent pas à la fois proclamer leur pouvoir de transformer une situation, tout en se dégageant de la responsabilité de l’avoir créé. Cela n’a aucune importance que la création ait été faite consciemment ou inconsciemment. Il faut d’abord en accepter la paternité-maternité, pour ensuite retrouver le pouvoir de transformer le scénario.

La recherche d’équilibre
Il m’apparaît évident que la clé de l’équilibre réside dans la sensation / conviction que nous sommes beaucoup plus qu’un corps physique soumis aux influences de notre environnement. La méditation, la quiétude et l’introspection favorisent l’émergence du divin en soi, ce qui nous permet de relativiser la vision que nous croyons avoir de nous-mêmes. Pour moi, c’est cela la véritable quête spirituelle; c’est-à-dire SAVOIR que nous sommes une Âme-en-voyage-sur-Terre, et en vivre concrètement l’expérience.

En même temps, nous savons que les mémoires (situées dans le corps émotionnel et le corps mental - le monde des conditionnements et des croyances) sont responsables de la majorité des déséquilibres que nous rencontrons dans la vie. Ils filtrent nos créations en y ajoutant leurs «teintes distorsionnées». Si l’on souhaite laisser émerger le divin en soi, il est crucial d’adresser aussi en parallèle les inscriptions et les mémoires qui sont en nous et qui «cherchent notre lumière».

L’approche des mémoires et des inscriptions cellulaires permet d’apaiser le corps émotionnel et le corps mental, ce qui nous rend plus disponibles au divin. Cela ouvre de l’espace pour que le VRAI de nous puisse émerger. Les deux démarchent peuvent donc être effectuées en parallèle.

Une chasse au trésor
Je suis heureux d’avoir pu vous présenter quelques observations effectuées dans le contexte de mon travail d’accompagnement individuel. Même si je ne suis ni thérapeute ni psychologue, chaque fois que je rencontre des gens en individuel, c’est un nouvel Univers qui se présente devant moi. À la manière d’une rencontre en "coaching" personnel, j’utilise mon intuition pour faire des liens entre ce que les gens vivent et la réalité de leur l'Âme-en-voyage-sur-Terre.

Comme une chasse au trésor, je ne sais jamais ce que la sagesse cellulaire de la personne nous dévoilera. Le cadeau est la découverte d’un élément qui cherche la lumière chez l’être. Vu de l’extérieur, il est plus facile de l’observer, car souvent, l’on est émotionnellement trop impliqué dans son propre scénario pour y voir clair. Je sais de quoi je parle, car quand je ressens une impasse, j’ai recours à des ressources qui m’aident moi aussi à voir plus clair.

Je me permets ici de mentionner que si vous avez un besoin d’accompagnement spécifique et que vous en sentez l’appel, ce sera un plaisir pour moi de vous rencontrer en individuel. Depuis ma «résurrection» et les prises de conscience majeures que ma «traversée» m’a apportées, une nouvelle énergie de compassion s’est installée dans mon cœur. Quand on passe à deux doigts de la mort, la vie n’est plus la même…

Sur ce, je vous salue et vous souhaite un futur béni, sachant qu’il prend naissance au présent.

Salutations à tous

Simon Leclerc

… au service de la Grande Fraternité Humaine et Universelle


Les peurs et la partie de cartes - 5 novembre 2019

Bonjour à vous tous,

Il me fait très plaisir de revenir vers vous aujourd’hui avec un tout nouveau texte inspiré de mon approche d’accompagnement individuel. En fait, j’aimerais parler d’un aspect plus spécifique relié à certaines peurs et à leurs sources profondes.

Un des thèmes qui revient régulièrement dans ma pratique est lié aux frayeurs de source inconnue. Des gens viennent parfois me consulter pour que je les aide à comprendre d’où elles proviennent, car parfois, leur origine est difficile à identifier. Dans un processus de guérison / libération, comprendre la source d’une problématique est une étape importante qui aide à éclairer la voie, mais dans certains cas, c’est plus compliqué. Parfois, aucun événement précis ne peut justifier la présence d’une peur, et pourtant, elle est bien réelle et se fait clairement ressentir.

Quand l’origine est inconnue, certaines personnes iront rechercher la source de leur peur chez leurs ancêtres, la liant ainsi à un «héritage familial». Cela pourrait effectivement être le cas, mais tous les humains d’une même famille ne développeront pas la même peur partagée par l’un ou l’autre des parents. Donc dans la réalité, il doit y avoir un certain écho à l’intérieur d’un être pour qu’il s’approprie une peur familiale, car autrement, elle ne fera pas partie de sa réalité.

Les mémoires cellulaires
De mon côté, quand j'interroge les mémoires cellulaires des gens qui me consultent, je suis très régulièrement guidé vers des vies passées où souvent, les plus grandes peurs prennent leurs sources. Nous pourrons parfois remonter à ce que j’appelle un «point d’ancrage» dans la vie actuelle, c’est-à-dire à un moment spécifique où la mémoire a été activée (ex: avoir été mordu par un chien et développer la peur d’eux par la suite), mais souvent, il s’agit d’un événement banal qui ne justifie pas à lui seul l’intensité de la peur. C’est pourquoi nous pouvons observer que souvent, elle puise sa source dans une vie passée.

Un jour, une dame est venue me consulter pour tenter de comprendre pourquoi elle avait tant peur des lieux clos. Pendant la rencontre, nous avons pu remonter à un événement très spécifique qui lui était arrivé alors qu’elle avait environ 10 ans. Lors d’une grande fête familiale dans une salle de réception, elle était restée coincée dans la salle de bain avec la poignée de porte dans les mains. Elle n’arrivait plus à sortir de là et malgré ses cris, personne ne l’entendait. Elle s’était alors mise à avoir très peur, craignant de devoir y passer la nuit. Environ 10 minutes plus tard, une femme est venue la «secourir» et lui a donné une boisson sucrée pour la consoler et lui faire oublier sa mésaventure. Et plusieurs années après, nous avons fait le lien entre cet événement et sa peur des lieux clos.

Dans les faits, nous aurions pu arrêter la recherche et conclure que cet épisode dans la salle de bain constituait la source de sa peur des lieux clos. Mais je savais que cet événement était trop anecdotique pour justifier une telle frayeur. De plus, dans des circonstances relativement similaires, un autre enfant aurait pu réagir autrement. Donc pour moi, cet événement n’avait pas causé la peur des lieux clos, mais il avait plutôt agi comme «point d’ancrage» pour «décapsuler» sa mémoire qui était déjà présente en elle à un niveau cellulaire. En réalité, la peur provenait d’une autre vie, beaucoup plus traumatisante.

Quand l’événement de la salle de bain est remonté à sa conscience, nous avons demandé s’il y avait autre chose à comprendre de cette mésaventure et l’on m’a alors montré une vie où la dame avait terminé ses jours dans un cachot de type «oubliette». On l’y avait enfermée, sans eau ni nourriture, pour simplement attendre qu’elle y meure de façon «naturelle». Donc pour elle, un lieu clos était associé à une fin tragique, et c’est pourquoi l’événement de son enfance, relativement banal en apparence, avait pris une telle proportion.

Il faut comprendre que sur les milliers de vies que nous avons eues par le passé, certaines se sont terminées plus dramatiquement que d’autres. Ces vies intenses ont aussi pu être karmiques pour nous à une autre époque [lire le texte «Le karma et les mémoires cellulaires»]. Il ne s’agit donc pas ici de rechercher un coupable, car ultimement, c’est notre Âme qui a créé ces scénarios traumatisants dans un but évolutif. Mais une fois vécus, les mémoires qui en résultent peuvent laisser des traces importantes. Le karma se termine, mais le choc et le conditionnement demeurent.

Une puissante inscription
Durant les consultations visant à comprendre l’origine d’une peur, j’observe que l’énergie universelle nous amène souvent à la fin d’une vie passée. Elle nous conduit au moment où l’Âme quitte le corps physique. J’ai compris que lorsqu’un être décède dans des circonstances subites (provoquées ou accidentelles), le choc crée alors une puissante inscription cellulaire qui fait en sorte que le drame vécu s’associe au scénario de mort. Et puisque cela est le dernier contact avec la réalité tridimensionnelle, les cellules reçoivent alors l’information que pour rester en vie, il faut à tout prix éviter ce scénario.

En réalité, ce que nous nommons la peur est un moyen de défense, pour la mémoire cellulaire, afin de garantir sa survie. En éveillant ainsi une peur irrationnelle en présence d’un scénario spécifique évoquant la mort, la mémoire, qui participe à maintenir la vie dans la matière, assure la longévité du corps physique.

Des exemples concrets
Imaginons un être qui a peur de l’eau. Que fera-t-il au quotidien? Il évitera la baignade. Ce faisant, il assurera sa sécurité. Si vous suivez le raisonnement, vous comprendrez qu’une noyade aura probablement mis fin à l’une des vies passées de cet être, et dans la vie actuelle, la peur irrationnelle de l’eau lui permettra d’éviter le danger. Cette peur viendra hanter sa psyché afin de le maintenir en sûreté, car pour la mémoire cellulaire, l’eau est synonyme de mort.

Imaginons un autre être qui craint les hauteurs. Devant un vide, il est terrorisé à l’idée d’y tomber. Vous aurez compris que dans une vie précédente, cet être est probablement décédé en chutant d’une certaine altitude. Ainsi, pour assurer sa survie, son inconscient éveillera en lui une peur viscérale des hauteurs, ce qui aura pour effet de le maintenir le plus loin possible des dangers.

Je me souviens qu’à une époque non si lointaine, j’avais personnellement peur des couteaux de cuisine. Je les voyais davantage comme des armes potentielles, que comme des ustensiles pratiques pour préparer les repas. J’ai compris plus tard qu’ils me rappelaient les épées qui ont si souvent été utilisées dans les conflits armés entre villageois voisins.

Le point commun à ces trois exemples est que l’eau, la hauteur ou l’épée ont été fatales dans une vie précédente, et dans la vie actuelle, ces éléments sont associés à la mort, d’où la peur irrationnelle qu’ils évoquent. Mais celle-ci n’est pas «l’ennemi à combattre». Elle est plutôt le moyen qu’utilise la mémoire cellulaire pour assurer la survie du corps physique. Elle fait en sorte de nous tenir éloignés de la source du danger.

Les messagères
Il faut comprendre qu’une fois le départ d’une vie terrestre effectué, l’être ne transporte pas ses mémoires cellulaires avec lui dans les plans supérieurs. Il retourne certes dans sa lumière pour y retrouver une conscience élargie [lire le texte «La deuxième mort»], mais il laisse derrière lui ce qui appartient au plan terrestre. Si son départ a été traumatisant, c’est sur terre qu’il devra gérer le choc, et non dans les plans supérieurs.

Quand l’être reprendra un corps physique, il retrouvera, à un moment ou un autre, ses mémoires terrestres. L’expérience traumatisante qu’il aura vécue en fin de vie lui sera alors révélée sous forme de sensation. Au moment approprié, l’expérience se faufilera à travers sa psyché et la peur en sera sa première expression concrète. Comme je le disais plus tôt, cela pourrait se produire suite à un événement «point d’ancrage» ou non, peu importe. Mais tôt ou tard, l’Âme s’assurera de réveiller la mémoire, pour lui permettre de retrouver son chemin vers la lumière. Et la première étape consistera à la ressentir comme une ombre, une peur, afin qu’elle ne puisse être occultée.

Si une peur sert à priori à «nous protéger», il faut comprendre que cela n’est pas son principal rôle. Dans les faits, il s’agit là du premier niveau de son expression. En vérité, la peur cherche à retrouver son chemin vers la lumière, et elle attire l’attention afin que l’être entreprenne un processus de guérison / libération. Sa présence n’a donc pas pour but de paralyser l’être, mais plutôt de le propulser ultimement vers l’avant.

Je tiens ici à préciser qu’il n’est pas nécessaire d’accéder aux vies passées pour se dégager de certains scénarios traumatisants. Je le mentionne, car souvent, lorsque j’aborde le sujet des mémoires cellulaires, des gens s’imaginent que s’ils n’y ont pas accès, ils ne pourront pas s’en libérer. Je présente des exemples de vies passés pour mieux illustrer les problématiques décrites. Et c’est la façon bien personnelle que j’ai développée pour accompagner les gens. Pour moi, les vies passées sont des miroirs grossissants qui mettent en situation des éléments plus difficiles à comprendre, lorsque pris hors contexte. Mais il n’est pas nécessaire de connaître leur provenance pour se libérer de leurs influences. Tout est déjà présent dans la vie actuelle d’un être de toute façon.

Je reviendrai en conclusion sur la guérison / libération des peurs, mais à priori, il faut comprendre que le premier pas est de cesser de les voir comme des ennemis à combattre. Cela demande un changement de regard sur elles, car en réalité, les peurs sont des messagères de l’Âme. Elles sont porteuses d’une sagesse qui cherche à s’intégrer en l’être.

Un exemple personnel
Au début de ma vingtaine, j’ai commencé à aimer parler en public. En tant que communicateur et enseignant, je ressentais une passion naturelle à animer des êtres et à transmettre la connaissance. Mais pendant mes premières années professionnelles, soit bien avant que je ne débute mon parcours avec «Psychologie de l’Âme», j’ai vécu une expérience traumatisante.

Un jour, au début d’une présentation que je devais effectuer devant des gens d’affaires et mon patron qui assistait à l’événement, je suis devenu paralysé, incapable de parler. Je n’arrivais plus à formuler un seul mot. Voyant mon malaise évident, quelqu’un dans le groupe a créé une diversion pour me permettre de reprendre mes esprits. J’ai pu alors «revenir dans mon corps» et poursuivre la présentation relativement normalement par la suite (j’avais tout de même créé un froid évident dans la salle). Cette mésaventure m’a valu une rétrogradation de la part de mon employeur, mais cela me rassurait d’un autre côté, car je ne voulais plus risquer de revivre cette sensation que je n’avais pas pu contrôler.

Plusieurs années plus tard, j’ai eu une vision d’une vie passée où une armée romaine était venue au village où j’habitais pour réclamer la tête de toutes les personnes considérées comme les leaders de la communauté. Ils avaient évidemment sélectionné ceux qui enthousiasmaient les foules avec leur talent de communicateur. Dans ma vision, je voyais que l’armée avait mis en scène l’exécution publique de quatre personnes, dont je faisais partie, pour montrer l’exemple et faire peur aux villageois, afin de mieux les assujettir. C’est ainsi que j’ai quitté mon corps dans la terreur et l’incompréhension, en associant le fait de communiquer devant un public à la mort.

Lorsque je me suis présenté devant le groupe dans le contexte professionnel, la mémoire s’est «réveillée» et je me suis rappelé, inconsciemment, du danger qui me guettait si je continuais à parler. Pour la mémoire, c’est comme si je nous mettais en danger de mort. La paralysie est devenue son moyen très concret pour assurer notre survie. Il fallait qu’elle m’empêche à tout prix de parler. Tout cela était orchestré à un niveau inconscient, mais l’impact était bien réel.

Il faut comprendre que pour une mémoire, le temps n’existe pas. Même s’il était clair pour moi que les clients n’allaient pas m’exécuter, l’association entre le fait de parler devant eux et la mort était plus forte que mon rationnel. En d’autres termes, même si j’essayais de me convaincre consciemment que j’étais en sécurité, mes cellules ne le croyaient pas et m’imposaient de cesser de parler. Et comme je devais poursuivre la présentation qui m’avait été confiée, la mémoire a pris le contrôle en me faisait perdre contact avec la réalité. Voilà une démonstration de la puissance d’une mémoire cellulaire inconsciente.

J’aurais pu conclure à cette époque que c’était parce que je n’étais pas fait pour animer des groupes, mais je savais que ce n’était pas la réalité. Par contre, il m’a fallu plusieurs années pour comprendre ce qui s’était produit. Après avoir identifié la source du problème, j’ai entrepris un parcours de guérison, et aujourd’hui, quand j’ai à parler à un groupe, je reconnecte avec ma passion initiale.

Avant de me présenter devant un public, j’utilise les minutes qui précèdent pour m’assurer de rester bien ancré dans mon corps physique, en respirant puissamment dans mon hara. Quand j’entre en scène par la suite, il m’est plus facile de contacter l’inspiration du moment. C’est la discipline que je me suis donnée avant d’animer un groupe, afin d’amplifier mon intensité et ma qualité de présence.

D’autres exemples
Si je reprends l’exemple de la peur du chien mentionné précédemment, il se pourrait que la source réelle remonte à une vie qui s’est terminée par l’attaque inattendue d’un animal sauvage. Le chien représentera alors le danger mortel animalier, mais il pourrait plutôt s’agir d’un tigre dans une vie précédente. Puisque nous ne rencontrons pas ces félins au quotidien, du moins pas en Occident, le chien incarnera alors le symbole du danger. Et même si d’autres les percevront comme les «meilleurs amis de l’homme», pour l’être qui porte la blessure, ils seront vus comme des tigres mangeurs d’hommes. Pour la mémoire cellulaire, il faudra alors fuir à tout prix les chiens afin d’assurer sa survie.

D’autres craignent les jugements extérieurs. Ces gens se sentent menacés dès qu’une personne les juge. Ils doivent alors s’empresser de «sauver leur réputation» et de tout mettre en œuvre pour redorer leur image. Comprenons que la vie en société encourage beaucoup les gens à se conformer aux standards sociaux. Mais pour certaines personnes, le besoin d’être aimé par tous est une obsession. Dans ce contexte, il sera intéressant d’observer que cet être aura probablement vécu une vie qui s’est terminée par une condamnation publique, rejeté par ses pairs. Le jugement des autres est alors associé à la mort, et la survie de cet être passe par la préservation de sa réputation.

Plusieurs personnes craignent les conflits et les fuient dès qu’ils se présentent à eux. En réalité pour certains, ils sont associés à des vies guerrières où les rivalités entre villages ont entraîné le décès de plusieurs personnes (incluant eux-mêmes). Pour ces gens, les querelles éveillent le souvenir de la mort. Afin de «rester en vie», la mémoire suggère alors de faire tout ce qui est en son pouvoir pour résoudre le conflit, quitte à s’oublier soi-même. Des gens vont alors «acheter la paix», souvent en ne se respectant pas eux-mêmes, car la priorité est de pacifier la situation.

Comprenons ici que je ne suggère pas d’encourager les conflits afin de «se choisir», car bien souvent, il s’agit là de jeux de pouvoir dont le but déguisé est de chercher à «avoir raison». Prendre un peu de recul est toujours une bonne approche à avoir dans ces circonstances, afin d’agir de façon plus posée. Mais il sera important ici d’oser s’exprimer pour se positionner et rester en contact avec son propre ressenti. Les gens qui s’éteignent pour diminuer la colère des autres deviendront tôt ou tard victimes de ces derniers. Apprendre à se positionner et se faire respecter dans la vie est une étape fondamentale de notre évolution, car cela vient nourrir le «vivre-ensemble» et le respect des autres par la suite.

Un chemin d’amour
Lorsque nous sommes en présence des peurs, il nous est difficile de nous raisonner. Mais en réalité, lorsque nous comprenons qu’elles sont les «messagères de l’Âme», notre but sera alors de chercher à décoder leurs messages, plutôt qu’à les dominer. Je ne remets pas ici en question les approches visant à les «apprivoiser», car elles ont certes démontré leurs efficacités (PNL ou autre approche). Mais quand il s’agit de gérer les peurs, plusieurs personnes ont alors pour objectif de les dompter et de les asservir. Cela rend le parcours très laborieux.

Le chemin spirituel est une voie d’amour. Ce n’est pas un combat ni une lutte, et ce n’est pas non plus une course au premier rendu. Lorsque l’on considère toutes les vies passées que l’on a eues et les apprentissages qu’elles nous ont apportés (lumineux ou non), l’on comprend que le but de l’évolution est de ramener toutes ces expériences «à la maison». Chaque aspect «rejeté», soit parce qu’il est associé à un traumatisme, à un jugement, à la honte ou au déni, cherchera tôt ou tard à revenir à la lumière. Et pour ces aspects, «la lumière» c’est nous, c’est notre propre conscience amoureuse.

Dans ce contexte, lorsqu’une peur se présente, comme tous les aspects de nous qui «cherchent notre lumière», l’on est invité à entreprendre un voyage dans son cœur sacré, au cœur de son être, pour y découvrir un temple, soit le corps physique et ses cellules. À l’intérieur de ce cœur sacré, l’amour et la lumière de la vie y abondent. Et à partir de cet endroit, dans le silence profond de son être, tout ce qui y est contemplé redevient lumière et amour, et retourne à la source, transformé à jamais.

Lorsque l’on comprend que «nous sommes la lumière» que nous recherchons, nous retrouvons les clés de toutes les guérisons / transformations / créations possibles. Puisque c’est toujours la dimension terrestre qui «recherche la lumière», c’est donc DANS LE CORPS PHYSIQUE, au cœur de son temple sacré, que la magie de la vie peut réellement prendre place. La source de la guérison / transformation / création est d’abord intérieure. Ensuite, l’extérieur devient son reflet lumineux dans la matière.

La partie de cartes
Sur mon parcours spirituel, j’ai découvert que la guérison est beaucoup plus accessible qu’elle n’y paraît. Mais plusieurs personnes entrent en guerre avec eux-mêmes et la vie, ce qui fait qu’ils ne sont pas à l’écoute de «ce qui est». Et lorsqu’ils le sont, ils se jugent et tentent «de se racheter» pour compenser leurs erreurs passées.

Le pardon de soi n’est pas un concept ésotérique ou religieux. Il fait référence à la compréhension que ce que j’ai fait à une autre époque, alors que je n’avais pas la conscience que je possède aujourd’hui, m’a permis de développer l’être d’amour que je suis. Si je juge ce passé, je fige mon présent et compromets mon évolution future.

J’aime imaginer que sur terre, nous jouons tous une immense partie de cartes. Certaines personnes n’ont que de faibles valeurs dans leur jeu, alors que d’autres ont plusieurs atouts. Si l’Âme a ses raisons évolutives pour expliquer pourquoi elle opte pour des cartes spécifiques, une fois rendus autour de la table, tous les joueurs font de leur mieux avec le jeu qu’ils ont en main.

Juger son passé revient à évaluer le joueur qui n’a pas d’atout dans son jeu en fonction des cartes qu’il dépose sur la table. Celui-ci agit au meilleur de sa compréhension et de sa capacité, au moment où il joue ses cartes. À ce moment précis, il fait ce qu’il peut dans les circonstances, mais il n’a pas la possibilité de faire mieux.

L’amour de soi, c’est de se donner le droit d’évoluer, en intégrant les leçons de son passé, SANS LE JUGER. Voilà pour moi l’élément clé qui permet une réelle évolution spirituelle dans la matière. Autrement, le chemin devient une course au premier rendu, devant des éléments déchaînés qui ne font que nous refléter nos propres combats intérieurs.

L’Âme est intacte et le demeurera toujours. C’est la dimension incarnée en nous qui recherche la lumière et l’amour. C’est donc à ce niveau que l’évolution doit s’effectuer.

Sur ce, je vous salue et vous souhaite un futur béni, sachant qu’il prend naissance au présent.

Salutations à tous

Simon Leclerc

… au service de la Grande Fraternité Humaine et Universelle